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<title>Ligue communiste révolutionnaire de la Nièvre - mouvement_social_2007</title>
<description>Plateforme de la Fédération de la LCR Nièvre</description>
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<title>Paroles de cheminots</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>MOUVEMENT SOCIAL 2007</category>
<pubDate>Mon, 19 Nov 2007 18:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;b&gt;LETTRE D'UN CHEMINOT GRÉVISTE&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Chère cliente, cher client,&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Je suis en grève aujourd’hui et je l’assume. Oui, j’assume de devoir vous poser des problèmes dans votre train-train quotidien, j’assume de vous obliger à modifier vos habitudes quotidiennes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On m’accuse de vous prendre en otage. Mais vous ai-je enfermés, vous ai-je attachés ? Non, je vous laisse libres. Libres au milieu des contraintes que vous acceptez tous les jours sans vous en plaindre. J’assume pleinement de vous laisser voir vos chaînes, parce que ces chaînes sont aussi les miennes. Parce que moi aussi, je dois faire garder mes gamins quand je commence au petit matin, moi aussi, quand je rentre le soir, j’ouvre ma boite à factures qui naguère s’appelait boîte aux lettres, moi aussi je m’affale parfois dans le canapé pour manger docilement la soupe de la télé, car moi aussi, je vis dans cette société. Oui, je l’assume. Comme j’assume les contraintes de mon métier qui me font vivre à part du groupe, qui me font travailler avant vous pour vous emmener bosser et après vous pour vous ramener à la maison. Pour vous emmener dans votre famille passer les fêtes, je ne les passerai pas dans la mienne. Je vous transporte et par définition, mon travail commence là où s’arrête le vôtre, et vice versa.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Quand j’ai pris la décision de faire ce métier, il y a 15 ans, j’ai pesé le prix de ma mise à l’écart de la vie collective, par les horaires farfelus. Ce prix, je l’ai accepté et j’entends me le faire payer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bien sûr, je ne suis pas le plus mal loti de la terre. Bien sûr, il y a bien pire et bien plus malheureux. Mais doit-on se sentir coupable d’avoir un toit en voyant les sans-abri ? Doit-on se sentir coupable d’avoir un emploi en comptant les chômeurs ? Doit-on se sentir coupable de se défendre ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ma défense, je l’ai préparée. Parce que les résultats des élections de mai ne laissaient aucun doute. Le conflit aurait lieu, historiquement il devait avoir lieu. Où et quand ? Vous avez la réponse aujourd’hui. Parce que, je ne vous le cache pas, Il était encore sur le yacht de Bolloré que je mettais de coté l’argent nécessaire à ce combat. S’il le faut celui prévu pour quelques projets futiles sera utilisé et tant pis si le home cinéma ne vient pas dans mon foyer cette année. Quoi, j’aurais pu me payer un home cinéma et je suis dans la rue ? Et bien ça aussi je l’assume. Et sans aucune honte depuis que j’ai lu que la marque qui commercialise le plus grand écran plasma, un joujou à cent mille euros, visait aussi le marché des particuliers en France. On me donne 2 600 euros par mois pour conduire les trains, pas pour acheter mon silence et ma docilité. On trouve au MEDEF des syndicalistes bien mieux lotis ayant toujours une larme à faire couler sur leur sort.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est aussi pour ça que j'assume de faire grève aujourd'hui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On m’accuse de ne pas faire preuve de solidarité parce que la réforme est nécessaire et doit être approuvée. A force de lire les rapports du Conseil d’orientation des retraites, à force de lire tout ce qui peut me tomber sous les yeux parlant de retraite, du Sénat au blog débile, j’ai acquis la conviction que tous cela aurait pu être évité, pour moi comme pour vous, si nos dirigeants avaient préparé ces échéances comme j’ai préparé cette grève.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On nous a parlé de catastrophe, de faillite, de banqueroute même or n’importe quel économiste honnête vous le dira, en 2000, l’effort prévisible à réaliser, sans rien changer pour les retraites, pour les 40 années à venir était calculé inférieur à celui fourni pendant les 40 années passées. On a montré que le petit bout de la lorgnette, on n’a pas dit que la richesse du pays augmenterait plus vite que cette charge, même dans les pires scénarii. Il y avait ce problème du baby boom ? Et alors, est-ce une raison pour tout mettre à bas alors qu’il suffisait de remplir le fond de réserve des retraites créé en 2002, la seule véritable réforme honnête faite sur le sujet ? Que fait un ménage quand il sait qu’une dépense va venir ? Soit il économise, soit il emprunte, soit il attend et se serre la ceinture le moment venu. C’est cette voie qu’ont choisie nos dirigeants, c’est regrettable mais je suis citoyen et je respecte les suffrages. Alors cette politique qui n’est pas la mienne, je l’assume y compris les conséquences, y compris cette grève.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aujourd’hui, je refuse de faire mon travail dans la société parce que j’ai un différent à régler avec cette société. J’utilise un moyen légal, constitutionnel, occasionnant une gêne que j’assume pleinement parce que je suis dans une entreprise qui fait des bénéfices et qui, seule, paye les avantages de mon régime de retraite. Une cotisation patronale supérieure de près de 12 % à celle de votre patron, soit environ 500 millions, pour compenser un âge de départ inférieur au vôtre, dans des conditions souvent inférieures aux vôtres d’ailleurs. Le reste ? C’est ce que nous payerions ensemble si nous étions dans le même régime. D’ailleurs la compensation entre régimes bénéficie à 93,7 % aux artisans, commerçants, salariés et exploitants agricoles, et en 2015, mon régime ne sera plus bénéficiaire du système mais deviendra contributeur. Ces 12 % sont à moi, pas à mon entreprise qui voudrait bien les récupérer. Comme les cotisations patronales, que les patrons appellent volontiers «&amp;nbsp; charges », sont à vous, payant par avance votre droit à la santé ou à la retraite. C’est parce que la seule personne volée dans cette réforme c’est moi, j’assume totalement de réclamer mon dû. On me dit que ce sont finalement les clients qui payent. L’a-t-on dit aussi fort aux clients de Carrefour qui on payé les conditions de fin d’emploi du patron d alors ? Le dit-on aussi fort de toutes ces retraites chapeaux, primes de départs et autres joyeusetés faites aux dirigeants des grandes entreprises ? Le dit-on aussi fort des avantages d’autres salariés ? A ce dernier titre, il est bon de calculer que 5 années de bonus sur une carrière de 40 ans ne représentent finalement guère plus qu’un mois et demi par an. Je n’ai jamais eu de treizième mois, l’avantage est-il si exorbitant ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors j’assume ne pas vouloir perdre ces 12 % dans cette réforme qui ne vous apportera rien. Le gain escompté est de l’ordre de 200 millions d’euros par an. A ce rythme, il faudra 75 ans pour rembourser les 15 milliards de cadeaux fiscaux faits cet été ! Suis- je encore Le privilégié de cette société ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais plus encore. Cette réforme, comme les précédentes, vous coûtera beaucoup, elle nous coûtera beaucoup à tous. Parce que c’est la solidarité que l’on tue aujourd’hui. Cette solidarité voulue par nos pères au lendemain de la guerre, cette solidarité insupportable pour qui se réclame du libéralisme et du chacun pour soi. Cette solidarité dont le sens profond ne dépasse pas, pour notre gouvernement, la notion de l’aumône dominicale. Mais pour moi elle a un sens, parce qu’elle est profondément humaine. C’est elle, le ciment de notre société. A quoi bon vivre comme les loups où le couple dominant mange en premier et où le dernier mange ce qui reste ? Tous mangent, certes, mais est-ce le modèle que nous voulons pour notre société ? Est-ce l’exemple pour nos enfants&amp;nbsp; ? Ma conviction profonde est que la société humaine ne peut être basée que sur la solidarité, sur l’entraide mutuelle. C’est ce à quoi je crois et c’est pour cela que j’assume ce combat.&lt;br /&gt; Et je me souviens de 1995. Vous étiez derrière nous à 75 % ! Autre époque où nous portions l’espoir, où l’on a vu des personnes venir apporter une journée de salaire dans notre caisse de grève en nous demandant de faire la grève pour eux. La grève ce n’est pas mon métier. J’assume d’avoir laissé tomber cet espoir faute de pouvoir le porter seul. J’assume aujourd’hui de me battre d’abord pour moi, règle première de cette société libérale que je veux combattre. C’est paradoxal ? Oui, mais j ‘ assume ce paradoxe parce que vous ne m’aimez plus aujourd’hui et que cette désaffection est le fruit d’un combat que vous n’avez pas voulu mener, croyant à tort que je le ferais pour vous. Nos pères se sont battus, certains sont morts, pour nos congés, nos retraites, notre santé et pour bien d’autres choses encore. Qui se souvient aujourd’hui du prix payé par eux pour nos avantages de salariés de pays riche ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Certains perdront leur boulot paraît-il. Mais qui est assez stupide pour m’accuser moi et laisser en paix cette crevure de directeur du personnel qui utilisera cyniquement cet alibi, ce sous-homme incapable de considérer son prochain comme son égal dans la difficulté ? Et bien, oui, j’assume de fournir cet alibi fallacieux à cette personne qui ne devrait rien avoir à faire dans la société des hommes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il n’y a pas si longtemps, nous, cheminots, avions un slogan plein d’avenir, nous voulions partager le progrès pour tous. Souvenez- vous : «&amp;nbsp; Le progrès ne vaut... » Où est-il ce progrès, aujourd hui où l’Homme de ce siècle a enfermé sa liberté dans une télé et un portable ? Où l’on vante les soi-disant mérites du libéralisme sans parler de ses inconvénients comme la précarité ? Où l’on détruit l’avenir de nos enfants en oubliant les combats de nos pères ? Où l’on brade notre société solidaire pour peu qu’on nous fiche la paix ? Où est-il le progrès aujourd’hui ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;J’assume tout cela, chère cliente, cher client, j’assume tout.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le samedi 17 novembre 2007, à 17 h 33&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;PHILIPPE DUVERNAY&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Grèves solidaires</title>
<link>http://lcr-nievre.hautetfort.com/archive/2007/11/16/greves-solidaires.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>MOUVEMENT SOCIAL 2007</category>
<pubDate>Fri, 16 Nov 2007 15:35:00 +0100</pubDate>
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&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;Titre-EnRouge-14pt&quot;&gt;GREVES SOLIDAIRES&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les grèves de 1995, les mobilisations sociales de 2003, le «&amp;nbsp;Non&amp;nbsp;» de 2005 au Traité constitutionnel européen, le mouvement contre le CPE de 2006 ont contribué à freiner en France la contre-réforme libérale qui l’a emporté partout en Europe. Aujourd’hui, Sarkozy et son gouvernement veulent faire de la grève des cheminots et du mouvement dans les universités un test. S’ils parviennent à les briser, ils espèrent avoir les mains libres pour faire passer au pas de charge le train de réformes annoncé sur le droit du travail, sur le système de santé, sur la protection sociale. Ils engagent pour cela une bataille d’opinion visant à diviser et opposer ceux qui se lèvent tôt à ceux qui sont supposés se prélasser sur le mol oreiller de l’assistanat, le secteur privé au secteur public, les méritants aux récalcitrants, les étudiants studieux aux insoumis. C’est pourquoi l’offensive gouvernementale commence par la remise en cause des régimes dits «&amp;nbsp;spéciaux&amp;nbsp;» présentés comme un privilège contraire à l’égalité, mais elle se poursuivra par l’augmentation pour toutes et tous de l’âge de la retraite, par la privatisation des services de santé et des assurances contre la maladie et la vieillesse, au détriment de la protection sociale par répartition. Les cheminots ne luttent pas seulement pour défendre un droit à la retraite obtenu en raison de la pénibilité de leur travail. Ils luttent aussi, comme les employés du métro, les postiers, les électriciens, les personnels de santé, les enseignants, pour défendre ce qui reste de service public contre la concurrence débridée de tous contre tous. La double défense de la solidarité sociale et des conditions de l’autonomie de chaque individu passe au contraire par un partage du temps de travail sans perte de salaire, par le maintien du droit d’accès à la retraite égal dans le privé et le public, tenant compte de la pénibilité du travail, par un retour aux 37,5 annuités pour tous. En soutenant les mobilisations des salariés, la communauté universitaire ne fait pas seulement acte de solidarité. La loi mal nommée d’autonomie des universités ne les soustrait aux tutelles étatiques que pour mieux faire croître parallèlement l’arbitraire bureaucratique et féodal de présidents d’universités imitant le management des entreprises privées, et la dépendance à l’égard des marchés. Elle amorce une logique de démantèlement de l’enseignement supérieur public, d’augmentation des droits d’inscription des étudiants, de fragmentation du corps enseignant, de subordination aux lois de la concurrence et aux caprices du marché du travail. Elle affaiblit le droit à l’étude et l’espace public d’éducation. Tels sont les enjeux de la bataille sociale engagée. C’est pourquoi, non seulement nous nous déclarons solidaires de la grève des cheminots et des universités en lutte, et manifesterons à leur côté, mais nous participerons à une mobilisation d’ensemble et à une convergence de ces luttes pour la journée de grèves du 20 novembre dans la Fonction publique et au-delà.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Texte-Noir-12pt&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Texte-Noir-12pt&quot;&gt;&lt;b class=&quot;spip&quot;&gt;signatures à envoyer à&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Texte-Noir-12pt&quot;&gt;&lt;b class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;mailto:solidarite-greve@club-internet.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;solidarite-greve@club-internet.fr&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Appel à la création d'un collectif contre l'autonomie des universités</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>MOUVEMENT SOCIAL 2007</category>
<pubDate>Fri, 16 Nov 2007 01:55:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;b&gt;APPEL A LA CREATION D'UN COLLECTIF&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;b&gt;CONTRE L'AUTONOMIE DES UNIVERSITES&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Nous, signataires du présent appel,&amp;nbsp; organisations politiques, syndicales et associatives, exigeons l'abrogation de la loi Pécresse, « relative aux libertés et aux responsabilités des universités ». Nous rejetons le principe même de cette loi, nous refusons d'accorder de la légitimité au processus de pseudo-concertations mené par le gouvernement au mois de juillet.&lt;br /&gt; Nous n'acceptons notamment pas :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 1. l'autonomie de gestion budgétaire et de recherche de ressources propres. En organisant la pénurie budgétaire, l'Etat contraint les universités à recourir aux fondations de financement et au mécénat mis en place, c'est-à-dire aux intérêts privés : cela permet une véritable privatisation. De plus, cette autonomie financière additionnée à la pénurie budgétaire organisée par l’Etat donnera prétextes et moyens d’augmenter les frais d’inscription pour financer l'université, ce qui est un des facteurs de la sélection sociale ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 2. la systématisation des dispositifs de préinscription et d'orientation active qui introduisent une forme de sélection à l'entrée de l'université ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 3. la révision de la composition des conseils d'administration et le renforcement du pouvoir des présidents, qui ont pour fonction de faciliter une gestion entrepreneuriale. La proportion de personnalités extérieures issues du patronat, non élues, augmente au détriment des élus des personnels et des étudiants. Les universités sont destinées à être transformées en centres de formation et de recrutement adaptés aux besoins immédiats du patronat ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 4. le recrutement de contractuels précaires (déjà nombreux aujourd’hui) pour le personnel enseignant et non enseignant à la place de fonctionnaires cassera les statuts de la fonction publique, cela encouragera également la séparation entre enseignement et recherche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette loi est un élément clé dans la mise en œuvre du projet de privatisation et de professionnalisation de l'enseignement supérieur et de la recherche. Elle accentue l'individualisation des diplômes, qui ne correspondront plus à des qualifications reconnues dans le monde du travail. C'est donc une attaque contre les droits de l'ensemble des travailleurs.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Le gouvernement multiplie les offensives : service minimum, chasse aux immigrés, franchises médicales, et en prépare d'autres : régimes spéciaux de retraites, contrat de travail unique. Il cherche à s'attaquer en priorité aux secteurs les plus mobilisé ces dernières années, parmi lesquels les jeunes et les salariés du public, et à saper leur capacité de mobilisation. L'université est donc une cible de choix.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est pourquoi nous appelons les étudiants et les personnels, enseignants et BIATOS à la mobilisation pour obtenir l'abrogation de la loi Pécresse conformément aux appels locaux de nombreuses universités (Toulouse Mirail, Rennes I, Bordeaux I, etc.). Nous appelons l'ensemble des organisations qui se sont prononcées pour l'abrogation de la loi à nous rejoindre dans la lutte. En outre nous souhaitons interpeller les organisations qui ne l'ont pas fait à se prononcer clairement pour l'abrogation de cette loi et à construire la mobilisation dans l'unité.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Pour notre part, nous préparons la construction démocratique de la lutte et nous ne nous interdirons aucun moyen d'action, notamment la grève.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; En premier lieu nous apportons notre soutien à toutes les initiatives locales allant dans le sens de la mobilisation.&lt;br /&gt; Nous appelons à la tenue d'Assemblées Générales en particulier dans la semaine du 15 au 20 octobre. Il est en outre nécessaire de constituer au plus tôt une coordination nationale des délégués élus, mandatés, révocables pour organiser démocratiquement la riposte !&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Nous proposons également une journée d'action nationale le 23 octobre.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Signataires : FSE ; SUD-Etudiants ; UNEF ; AGEC ; Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR),...&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Pour une information plus complète sur la situation au jour le jour, se rendre sur le site des JCR&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Coordination étudiante</title>
<link>http://lcr-nievre.hautetfort.com/archive/2007/11/16/coordination-etudiante.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>MOUVEMENT SOCIAL 2007</category>
<pubDate>Fri, 16 Nov 2007 00:54:25 +0100</pubDate>
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&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;COMMUNIQUE DE LA COORDINATION ETUDIANTE&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;15 novembre, 2007 @ 9:35 La Révolution Démocratique Socialiste (+75), La ploutocratie oligarchique de M'sieur Sarkozy (+150)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Voilà… Je trouve ça à la fois agressif et naïf. Mais ce communiqué a le mérite d'exister, et il apportera des information à ceux qui les souhaitent. Notez la fin, particulièrment vindicative : “La coordination ne reconnaît pas et condamne toute négociation de syndicat ou organisation avec le gouvernement car l’objectif est la mise en place d’un rapport de force, le seul moyen de satisfaire nos revendications.” Super. Ca, c'est du plan… et sinon, on continue à bloquer inutilement des facs en attendant de se faire déloger par les CRS, campus après campus ? C'est vrai que c'est tellement mieux que de s'unir pour marcher sur les ministères… Enfin, qui suis-je pour proposer cela… Et puis, bloquer les transports c'est surtout très pratique pour aller manifester, encore une grande idée tiens… [EDIT : J'aime bien aussi “Les votes à bulletins secrets doivent être empêchés car ils nuisent au mouvement”… putain mais c'est quoi, ces mecs ?]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous, étudiants réunis en coordination nationale, représentant les assemblées générales de universités, constatons que la mobilisation prend chaque semaine de l’ampleur contre la LRU et les attaques du gouvernement. Plus de 50 assemblées générales ont eu lieu cette semaine, réunissant des dizaines de milliers d’étudiants. Plus de 25 universités sont en grève, dont plus de 15 ont voté massivement le blocage et l’arrêt total des cours. La mobilisation des étudiants s’annonce donc massive. Des assemblées générales sont prévues cette semaine dans presque toutes les universités.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous refusons la LRU parce qu’elle vise à démanteler le service public d’enseignement supérieur, amorcé depuis plus de 30 ans à travers de nombreux projets de lois (loi Faure, Projet De Waquet, Plan U3M, LMD, Loi de Modernisation des Universités), dont l’objectif principal est la mise en concurrence des universités à l’échelle mondiale comme aux niveaux nationnaux. La LRU va vers la privatisation des universités, augmentant ainsi le poids des entreprises et du privé. Les universités pourront être gérées comme des entreprises par des présidents tous puissants et des conseils d’administration avec encore moins de contrôle démocratique. Ainsi, les universités seront mises en concurrence avec comme conséquence une baisse du financement des filières considérées comme non rentables, une dégradation des conditions d’études dans les universités, et une augmentation de la sélection envers les étudiants. La loi instaure une pré-sélection des lycéens à l’entrée de l’université et facilite à terme l’augmentation des frais d’inscriptions. Nous appelons l’ensemble des lycéens-ennes à se mobiliser et à bloquer leurs établissements. De plus, les personnels enseignants comme non enseignants seront précarisés et gérés directement par la présidence des universités : c’est la casse de leur statut qui est programmée. Cette réforme n’étant ni négociable, ni amendable tant au niveau national que local, nous exigeons son abrogation.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La LRU n’est qu’une des mesures qui s’inscrivent dans la logique globale de casse de l’éducation, des services publics, et de l’ensemble des droits sociaux. Nous exigeons un cadrage national des diplômes, une augmentation des aides sociales et du budget de l’enseignement supérieur, ainsi que la suppression des frais d’inscription. En particulier, nous exigeons le rétablissement des 22000 postes de fonctionnaires supprimés cette année dont les 11200 dans l’éducation nationale. Nous exprimons notre solidarité avec les luttes des salariés qui se déroulent en ce moment et avec leurs revendications : contre la remise en cause des régimes spéciaux et pour le retour aux 37,5 annuités pour tous ; contre les franchises médicales ; contre la précarisation des statuts de la fonction publique. Cette solidarité ne doit pas être un vain mot elle engage tous les acteurs du mouvement social à travailler et à lutter ensemble. Nous dénonçons également la stigmatisation des immigrés et nous exigeons l’abrogation des lois anti-immigrés en particulier la loi Hortefeux, la régularisation de tous les sans-papiers et la fermeture des centres de rétention, et la fin des rafles. Au rouleau compresseur du gouvernement nous opposons la convergence des luttes tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le faire céder.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le gouvernement fait fermer les universités bloquées et envoie les CRS dans celles qui sont occupées. A la mobilisation, le gouvernement répond par des pseudo promesses et par une répression dans les universités, nous appelons au boycott et blocage des commissions de mise en place de la LRU. Nous condamnons fermement les fermetures administratives et les agissements de la police. Face aux référendums organisés par les administrations nous affirmons la seule légitimité des Assemblées Générales et des comités de grèves pour décider des suites du mouvement. Les votes à bulletins secrets doivent être empêchés car ils nuisent au mouvement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous appelons la population à soutenir notre mobilisation, celle des cheminots et la grève du 20 novembre dans la fonction publique. C’est par une lutte de tous et pour tous, que nous pourrons faire céder le gouvernement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous appelons les étudiants à se mettre en grève dès maintenant, à construire la lutte avec piquets de grève, blocage et occupation à discuter et convaincre autour d’eux pour construire un mouvement encore plus massif. Nous appelons tous les personnels des universités à nous rejoindre dans la grève.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous appelons à une journée nationale d’action de blocage des gares le mardi 13 Novembre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous appelons à manifester aux côtés des cheminots le 14 ou le 15 novembre selon les villes. Nous appelons à manifester massivement le 20 novembre avec la fonction publique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous appelons les salariés du public comme du privé à se saisir de ces dates pour nous rejoindre dans la grève, car c’est tous ensemble étudiants lycéens travailleurs que nous ferons céder le gouvernement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La coordination ne reconnaît pas et condamne toute négociation de syndicat ou organisation avec le gouvernement car l’objectif est la mise en place d’un rapport de force, le seul moyen de satisfaire nos revendications.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>SNCF déjouer les pièges</title>
<link>http://lcr-nievre.hautetfort.com/archive/2007/11/15/sncf-dejouer-les-pieges.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>MOUVEMENT SOCIAL 2007</category>
<pubDate>Thu, 15 Nov 2007 21:58:40 +0100</pubDate>
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&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;b&gt;SNCF&lt;br /&gt; DEJOUER LES PIEGES&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;À quelques jours de la grève reconductible du 14 novembre, la direction de la SNCF et le gouvernement font tout pour casser le mouvement. Mais ils ne proposent que des miettes aux cheminots. La mobilisation s’impose plus que jamais.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Selon la SNCF, la grève serait « choquante ». De son côté, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, affirme que les cheminots ne perdront pas un euro ! Le conseiller de Sarkozy, Henri Guaino, reprend les propos de Sarkozy : la décote serait pour les « nouveaux entrants », mais ce n’est pas ce que dit le gouvernement. Tout cela traduit la fébrilité de ce dernier, qui est sur la défensive concernant le pouvoir d’achat. Sur ce plan, les cheminots ont marqué un point. Comme beaucoup de salariés, ils ont compris qu’avec cette contre-réforme, il faudrait travailler plus pour gagner moins. Pour ne pas perdre un euro, il n’y a qu’une seule solution, revenir sur le passage à 40 ans, la décote et l’indexation des pensions sur les prix. Seul un vrai rapport de force permettra de faire reculer le gouvernement sur le cœur de son projet, c’est tout l’enjeu de la grève reconductible, à compter du 14 novembre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La direction de la SNCF et le gouvernement tentent de convaincre les syndicats qu’il y aurait du grain à moudre dans le cadre posé par le gouvernement. Étant donné qu’actuellement, 12 % du salaire des cheminots ne sont pas pris en compte dans le calcul de la retraite, le gouvernement propose un système de retraite complémentaire, non plus fondé sur le nombre d’années cotisées, mais sur des points, comme dans le privé, avec l’Agirc et l’Arcco. Un tel système, s’appuyant sur la capitalisation et géré par les « partenaires sociaux », permet de faire varier les pensions en fonction de la valeur du point. Il faut le refuser et intégrer les 12 % au calcul des pensions.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors que la SNCF ne cesse de se plaindre de l’augmentation de la masse salariale, de la pression de la concurrence, cette réforme des retraites introduirait la possibilité de discuter ! Il est illusoire de croire que la direction va devoir augmenter les salaires pour garder ou embaucher des futurs cheminots. Le chômage de masse est une réalité dans ce pays ; il exerce une pression à la baisse sur les salaires. On parle aussi emploi des seniors, alors que la SNCF fait comme le privé et tente de se débarrasser des plus vieux, comme il y a quelques années, lors du plan de réorganisation du fret, qui s’est traduit par plusieurs milliers de départs avant 55 ans.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un compte épargne temps serait aussi mis en place, les repos ou temps RTT non pris seraient cumulés sous la forme de temps en fin de carrière. Pour beaucoup, ce serait un recul social : des conditions de travail dégradées, pour partir en retraite un peu plus tôt. Ce n’est pas acceptable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le rachat d’années d’études est évalué à 20 000 euros par an, avis aux amateurs ! De plus en plus de cheminots, notamment dans l’encadrement, ont aussi quelques années de cotisations du régime général. Ils ne peuvent cumuler les deux pensions qu’à partir de 60 ans. Le gouvernement accepterait de tenir compte de ces années pour le calcul de la décote, mais par pour le calcul de la pension, toujours assise sur les années de cotisations du régime cheminots. Le retour aux 37,5 ans pour tous, sans décote, serait le seul moyen de mettre à égalité les salariés des régimes particuliers et du régime général.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour les cheminots de la LCR, l’heure n’est pas à négocier des aménagements de la réforme qui n’atténueront que très faiblement la baisse des retraites, à terme, de 20 % à 25 %. Les cheminots n’ont pas fait grève à 75 %, le 18 octobre, pour cela.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Charles Tenor&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;
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