05.03.2008

Cosne-sur-Loire, la colère monte !

 
COSNE- SUR-LOIRE
LA COLÈRE SOCIALE MONTE !
 
 
La manifestation du 28 février 2008 aura été marquée par une forte mobilisation des salarié(e)s et de tous ceux qui ont voulu leur témoigner leur solidarité. Un rassemblement de grande ampleur au regard d’une petite ville de la Nièvre, en effet, environ 1 200 manifestants se sont rassemblés pour défendre l’emploi dans le bassin Cosnois.

Les salarié(e)s de Henkel, Fog, IMP ainsi que le personnel de la clinique du Nohain ont lancé un cri d’alarme. Délocalisations et licenciements sont le credo quotidien, qui animent les conversations, engendrent l’inquiétude et le désespoir de beaucoup de ces salarié(e)s conscients de leur sort à court ou moyen terme. Henkel liquide au rabais, il aura fallu la détermination et le courage des salarié(e)s de ce grand groupe industriel pour obtenir quelques compensations malheureusement bien dérisoires au regard d’une situation qui n’annonce rien d’autre que la liquidation du site dans un avenir plus ou moins proche. Ne soyons pas dupes des interventions électoralistes du député PS Gaëtan Gorce, qui se targue pour l’occasion de pouvoir débloquer la situation. Les salariés de Henkel ont su courageusement maintenir des piquets de grève devant leur usine. Toutefois, la liquidation est en route et même si les salarié(e)s par leur détermination ont pu obtenir quelques compensations, il n’en demeure pas moins que seule la perspective du chômage constitue la terrible réalité.

La clinique du Nohain est en redressement judiciaire, c’est donc bien d’une fermeture dont il est question, une fermeture qui entraîne une désagrégation des possibilités de soins à proximité et, naturellement, la perte d’emploi pour une grande partie du personnel (le personnel manifestait en blouse blanche avec l’inscription “condamné”).

Restons mobilisés, il est urgent de s’unir et de travailler aux convergences interprofessionnelles pour mener une lutte de front. La Ligue communiste révolutionnaire a apporté son soutien aux salarié(e)s de Cosne-sur-Loire, l’appel à la création d’un nouveau parti résolument anticapitaliste a reçu l’approbation des travailleuses et travailleurs qui aujourd’hui veulent réellement s’approprier l’instrument de leur lutte, c’est leur parti qu’ils veulent construire.

DÈS DEMAIN,
TOUS ENSEMBLE DANS LES LUTTES,

PASSONS À L’OFFENSIVE !
 

197931997.JPG
Manifestation Cosne-sur-Loire, photo : Thierry Demay

 

1282165005.JPG

 Manifestation Cosne-sur-Loire, photo : Thierry Demay

 

1175654451.JPG
Piquet de grève Henkel, photo : Thierry Demay

28.02.2008

Appel de la LCR Nièvre

2044633636.jpg
425373794.png
 
APPEL DE LA LCR NIÈVRE
 SOUTIEN AUX SALARIE(E)S DE CHEZ HENKEL 
 
Les travailleuses et travailleurs de chez Henkel, Cosne-sur-Loire, bloquent les trois entrées du site. Aujourd’hui, une manifestation prévue à 17 heures devrait rassembler quelques  centaines de salarié(e)s, une manifestation prometteuse pour la convergence des luttes. En effet, outre le conflit qui se durcit chez Henkel, la clinique du Nohain est aujourd’hui en danger, IMP est en redressement judiciaire.
La Ligue communiste révolutionnaire lance un appel pour soutenir l’ensemble de ces luttes, elle sera présente lors de la manifestation du 28 février 2008 pour faire entendre sa volonté de construire un parti anticapitaliste, un parti-outil pour les travailleuses et travailleurs en lutte, un parti travaillant à la convergence et au rassemblement de tous ceux qui veulent renverser la monstruosité capitaliste.
 
FAISONS-NOUS ENTENDRE !
NOS VIES VALENT PLUS QUE LEURS PROFITS

CONTACT :
Laligue.58@gmail.com

Henkel Cosne-sur-Loire en lutte

 
LES SALARIÉ(E)S DE CHEZ HENKEL
À COSNE-SUR-LOIRE
SONT EN LUTTE !


Les salarié(e)s de chez Henkel à Cosne-sur-Loire
sont en grève depuis le 27 février 2008.
Des piquets de grève veillent à empêcher
le départ des marchandises de l’usine.
Cette grève est la conséquence d’un plan de licenciements
en cours et des pseudos négociations
entièrement manipulées par la direction.
Les employé(e)s estiment
que leurs revendications n’aboutissent pas,
que la direction ne fait que surajouter
à la menace de licenciement,
la pression et le mépris.

C’EST PAR LA CONVERGENCE DES LUTTES
QUE NOUS PARVIENDRONS
À NOUS FAIRE ENTENDRE !

Tous ensemble à la manifestation,
le 28 février 2008, à 17 heures,
place de la Poste à Cosne-sur-Loire
pour soutenir les grévistes
et construire le rapport de force !

LES SALARIÈ(E)S DE CHEZ HENKEL
NE CÈDERONT PAS,
TOUS UNIS DANS LES LUTTES !

Ligue Communiste Révolutionnaire Nièvre
Contact :
laligue.58@gmail.com

1848199086.jpg
 

29.01.2008

Soutien aux salarié(e)s de Henkel à Cosne-sur-Loire

f5604723b057964620c7d35d05fd3dcf.jpg

28.01.2008

Les travailleurs de chez Henkel en lutte à Cosne-sur-Loire

 
 ADRESSE
A LA
LIGUE COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE
 
 
Nous sommes plus que 250 salariés sur le site de Cosne-sur-Loire, qui dans ses années "de gloire" comptait plus de 300 salariés. Nous travaillons sur ce site de Cosne exclusivement pour l'automobile : pièce, colle... (un site familial qui a été happé par le chant de l'argent et du CA). Nous travaillons pour le groupe allemand Henkel (notre branche industrie qui représente 20 000 salariés sur les 50 000 salariés Henkel dans le monde fait une chiffre d'affaires dépassant les 5.5 milliards d'euros pour l'année 2006, soit 44 % du CA du groupe Henkel).
 
Notre direction en France a ainsi décidé de notre avenir et déclenche un premier plan social en nous donnant comme explication que l'automobile va très mal en France. Admettons !!! Qu'il y est un plan social, également admettons !!! Mais ce fameux plan social nous a été annoncé en novembre 2006 et nous sommes toujours là en ce moment. Moi qui suit touchée par ce plan social, je vais chez henkel tous les matins en me disant que je ne vais rien avoir à faire comme travail, car dans les bureaux nos responsables ne nous donne plus de travail et cela dure depuis 1 an 1/2. Ne serait-ce pas une sorte de harcèlement pour tenter de nous faire partir de nous même, de nous faire craquer. Et une fois que ce plan social de 60 personnes sera terminé, un autre sera déclenché dans la foulée !!! (source sûre) et le site sera fermé fin 2009, début 2010.
 
Mais le plus "drôle" arrive : pour ce fameux plan social, notre chère société Henkel nous propose et apparemment sans avoir le droit de discuter, car même tous nos représentants syndicaux ne le peuvent pas :

20 000 euros de dédommagement, 9 mois de cellule de reclassement, 1 000 euros par année d'ancienneté.

Est-ce raisonnable ?
Est ce normal pour une société qui fait
des milliards de bénéfices ?

Les autorités locales ne veulent pas nous aider, nous avons déjà fait une grève, nous enchaînons des heures de débrayages, nous voulons juste partir avec dignité et avec ce qui nous ait dû. Nous voulons une somme d'argent convenable. Nous nous sentons délaissés par les autorités locales.
 
Pouvez-vous nous aider, il faut faire parler de nous et leur donner une mauvaise publicité. C'est ce qui les dérangera le plus. Nous ne pouvons pas partir ainsi. Merci de nous aider.

 
Une salariée de chez Henkel

 Le 24 janvier 2008

La Ligue communiste révolutionnaire apporte tout son soutien aux travailleurs en lutte de chez Henkel. Nous dénonçons la politique de casse des droits des salariés organisée par le Medef et l'équipe de Sarkozy. Nous leur témoignons notre solidarité combative sur tous les terrains de la régression sociale et lançons un appel à tous les citoyens pour une riposte offensive contre la dégradation générale des conditions de vie des travailleurs. Nous réaffirmons notre engagement à être aux côtés de celles et de ceux qui luttent, sur le terrain, avec notre volonté de terrasser la politique délétère du patronat, des sbires du Medef.

Les travailleurs de chez Henkel trouveront dès demain la présence des militants de la LCR à leur côté et celle de tous ceux qui refusent de plier sous la menace féroce de cette droite insultante, qui met tant de hargne à porter atteinte à la dignité des femmes et des hommes qui se battent au quotidien dans le monde du travail, résistent à chaque instant à cette politique de paupérisation, ne se résignent pas.

TOUS ENSEMBLE

AVEC LES TRAVAILLEURS DE HENKEL !