03.07.2008

Remboursement à 100 % de tous les soins, c'est possible !

 
REMBOURSEMENT À 100 % DE TOUS LES SOINS,
C’EST POSSIBLE !
 

Le directeur de la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM) a lancé un ballon d'essai en recommandant la fin du remboursement à 100 % des traitements et soins pour les 8 millions de malades atteints d’affections de longue durée (ALD) comme le diabète, le SIDA, les cancers… Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a confirmé et…, deux jours plus tard, devant les protestations unanimes, la proposition est retirée.

La double peine !

Ceux qui sont capables d’envisager une mesure aussi scandaleuse sont capables du pire. D’autant qu’elle ne faisait que s’ajouter aux précédentes.
Depuis 2004, un forfait d’un euro sur chaque consultation ou acte médical reste à la charge des assurés sociaux. Depuis le 1er janvier 2008, avec les franchises, ils doivent payer de leur poche 50 centimes par boîte de médicaments et deux euros par transport sanitaire. Chaque catégorie de dépenses est en principe plafonnée à 50 euros (50 euros pour les médicaments plus 50 euros pour les transports, cela fait 100 euros...)
Tous ces déremboursements ont été imposés au nom de la lutte contre le « déficit de la Sécurité sociale » que Roseline Bachelot a même qualifié d’ « immoral » !
Et Xavier Bertrand a souligné que la lutte contre le déficit de la Sécu restait un enjeu prioritaire, « parce qu'il n'est pas question de laisser rembourser les dettes par nos enfants ». Et le ministre d'assurer qu'il fallait « maintenant un nouveau plan, avec des nouvelles mesures. Eric Woerth et Roselyne Bachelot le font avec beaucoup de ténacité et courage ». On peut craindre le pire.
La plus grande vigilance s’impose d’autant que, comme tous les sales coups, la question pourrait être tranchée pendant l’été !

Un déficit fabriqué pour détruire la Sécu !

La commission des comptes de la Sécu a annoncé que le déficit total devrait atteindre 9,5 milliards d'euros, dont 4,6 milliards pour la branche maladie.
Evidemment, comparés à nos salaires, ces chiffres font peur. Ils sont là pour ça !
Mais comparons-les à d’autres chiffres : 27,9 milliards d’exonérations de cotisations, ce sont précisément ces cotisations qui doivent alimenter la Sécurité sociale. L’essentiel est représenté par les exonérations patronales liées aux 35 heures. Et aujourd’hui les patrons, soutenus par le gouvernement, veulent se débarrasser des 35 heures, mais sûrement pas renoncer aux milliards empochés !!! Il faut y ajouter plus de 12 milliards de dettes patronales et de l’Etat .
Ce qui est « immoral », c’est la machine à détruire la protection sociale construite pas à pas par les gouvernements successifs.

Acte 1 : multiplier les exonérations qui ne sont que des cadeaux aux patrons sans aucun effet sur l’emploi et ainsi fabriquer un déficit.

Acte 2 : profiter de ce déficit pour réduire les remboursements.

Acte 3 : faire la part belle aux assurances privées pour ceux qui pourront se les payer afin de compenser les déremboursements.

Nos vies valent plus que leurs profits !

Une riposte unitaire doit s’organiser au plus vite pour mettre échec les projets inhumains de ce gouvernement au service des possédants.
Le droit à la santé n’est pas négociable. Il faut une véritable insurrection pour stopper la dégradation, supprimer les exonérations de cotisations sociales accordées aux patrons et assurer le remboursement à 100 % de tous les soins.
La victoire des personnels et de la population de Carhaix contre la mise à mort de leur hôpital le montre : la mobilisation unitaire, déterminée, peut mettre en échec la politique de Sarkozy !

Le 30 juin 2008

17.06.2008

Pas de retour au passé...

 
PAS DE RETOUR AU PASSÉ !
RÉUSSIR LE 17 JUIN
POUR PRÉPARER UN MOUVEMENT D’ENSEMBLE !
 

Depuis des mois, le mécontentement social face à la politique du gouvernement se fait entendre. Les mobilisations et les grèves se multiplient dans de nombreux secteurs du privé comme du public. Mais les directions des organisations syndicales développent la stratégie de la défaite : éparpillement des journées de grève nationales, absence de perspective unifiante permettant d’avancer vers un mouvement d’ensemble, et pire, signatures d’accords ou de positionnement commun avec ce gouvernement, pourtant à l’offensive !

L’Europe choisit le retour au XIXe siècle !

Les ministres européens (France comprise) viennent de faire un sacré bond en avant dans l’alignement vers le bas de la législation sociale en remettant en cause la durée légale de travail hebdomadaire de 48 heures.  Ils ont ouvert la voie vers les 60 heures hebdo, voire 65 ou 70 heures. Dans la situation actuelle du marché du travail, avec l’importance du chômage, du travail précaire, et des travailleurs pauvres, les patrons imposeront encore plus leur volonté aux salariés avec le chantage au licenciement ou aux refus d’embauche en cas de besoin. Si cet accord européen est ratifié, contrairement à ce que nous rabâche Xavier Bertrand, la semaine de 35 heures deviendra caduque et le monde du travail sera ramené tout droit au XIXe siècle !
 
Sarkozy et son gouvernement veulent
nous imposer le retour à 1919 !
 
Sans attendre la directive européenne, Sarko et son gouvernement ont décidé d’être de bons élèves de la régression sociale et d’en finir avec les 35 heures…, mais sans toucher à la durée légale du travail. En effet, si leur projet de loi est adopté dans quelques semaines, les patrons pourront transformer individuellement le contrat de travail de tous leurs salariés en un contrat fondé sur un forfait horaire hebdomadaire, mensuel ou annuel. Concrètement cela veut dire que nous travaillerons au-delà des 35 heures par semaine sans que le patron ait à nous payer la moindre heure supplémentaire, tout en augmentant leur nombre ! 

Il y a urgence à construire une riposte unitaire  ! 

Allongement de la durée de cotisation à 41 annuités, fin des 35 heures, flicage et travail forcé pour les chômeurs, mise à mal du service public d’éducation, privatisation de la santé… Sarkozy et son gouvernement poursuivent inlassablement leur projet : en finir avec l’ensemble de nos acquis et droits sociaux que nos « anciens » ont arraché par leurs luttes, pour imposer un nouveau modèle social au service des plus riches.

Mardi 17 juin la CFDT, CGT, FSU et Solidaires appellent à une journée d’action et de grèves « pour la défense des retraites et contre la dérégulation du temps de travail ». Cette journée est importante et nous devons donc être le plus nombreux possible mais les journées d’action sans lendemain ne servent à rien sauf à démoraliser les salariés.
Cela fait 1 an que ce gouvernement nous impose la « rupture » version Sarkozy, celle avec nos acquis sociaux. Il est urgent de construire une riposte à la hauteur des attaques dans l’unité rassemblant toute la gauche sociale et politique !
 
Le 13 juin 2008


05.06.2008

Spéculation, racket, mensonges,...

 
SPÉCULATION, RACKET, MENSONGE,
CONTRE LES PATRONS ET LE GOUVERNEMENT VOYOUS
TOUS ENSEMBLE !

 

Le mécontentement et la grogne montent de partout. La hausse scandaleuse des carburants focalise la révolte, attise la colère. Le mouvement initié par les marins-pêcheurs et les agriculteurs rencontre la sympathie. Il s'étend en Europe, ici aussi aux routiers, aux taxis... La lutte contre la hausse des prix du carburant, contre la vie chère concerne toute la population. C'est la lutte pour le pouvoir d'achat, contre la dégradation de nos conditions de vie. Ces hausses sont scandaleuses, sans d’autres raisons que la course au profit et aux spéculations qui entraîne l'économie mondiale dans une catastrophe. Le gouvernement laisse faire. Impuissant, il réserve ses mauvais coups aux travailleurs.

Racket

Cette hausse obéit à la logique des spéculations auxquelles se livrent les financiers, les compagnies pétrolières et les Etats. Alors que la récession commence aux USA et que l'économie mondiale est menacée, les financiers jettent leur dévolu sur les matières premières et le pétrole. Total est à nouveau en train de battre des records de profits. L'Etat lui-même se sert au passage par le biais de la TVA et de la TIPP. Total et l'Etat se livrent à un véritable racket d'autant plus flagrant que la hausse de l'euro amortit pour beaucoup la hausse des prix puisque le pétrole se paye en dollar. Pour Sarkozy, il n’est pas question de prendre sur les profits. Tout au plus, propose-t-il de créer un fonds pour verser des indemnités aux travailleurs indépendants les plus touchés. Faux semblant, alors que tout le monde sait que la hausse des prix est partie pour durer. Elle est la conséquence de la folie globalisée de l’économie de marché. La seule réponse est de taxer les prix, d’imposer le contrôle sur les grandes compagnies pétrolières dont Total.
 
Les cadeaux aux patrons,
les coups aux travailleurs

De cela, Sarkozy est bien incapable, lui le serviteur des riches. Il préfère manier la démagogie et le mensonge contre les travailleurs. Alors qu’il y a peu, Sarkozy et Bertrand ne cessaient de répéter qu’il n’était pas question de remettre en cause la durée légale du temps de travail, les mêmes viennent de décider de faire voter, dans le cadre de la loi sur la représentativité des organisations syndicales, la possibilité de négocier, par entreprise, cette durée légale. Double mensonge : d’abord, c’est bien la fin des 35 heures, ensuite cette liquidation est décidée par une loi dont le contenu a fait l’objet d’une négociation avec les syndicats et parmi eux la CGT et la CFDT qui furent assez dupes et aveugles pour donner leur signature. Cette signature obtenue, Bertrand introduit la liquidation des 35 heures. Mensonges et provocation !

Et, au même moment, on apprend que les salaires des PDG du CAC 40 ont connu, en moyenne, une hausse de 57,8 %.
 
Le dialogue social pour étouffer la colère

Voilà ce qu’est le dialogue social, pire qu’une fumisterie, une politique contre les travailleurs et leurs organisations. Bertrand fait semblant de négocier pour ensuite décider ce qu’il veut et mettre les syndicats à genou. Il voudrait ainsi les déconsidérer pour empêcher une mobilisation contre la politique cynique, injuste, inacceptable du gouvernement.
Et, malgré cela, les directions syndicales tergiversent au lieu d'organiser la mobilisation de tous les salariés dans un mouvement d'ensemble. Le 10 juin, ce seront les fonctionnaires, les enseignants et les cheminots, le 17 sur le temps de travail et les retraites…

Il est nécesssaire, indispensable de faire que, le 17, convergent les mobilisations de chaque secteur dans une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle afin d'aller vers une grève générale pour faire reculer gouvernement et patronat.

Le 2 juin 2008

29.05.2008

Vie chère, retraites et salaires en baisse...

 
VIE CHÈRE,
RETRAITES ET SALAIRES EN BAISSE :
CELA NE PEUT PLUS DURER !
 

La révolte des marins-pêcheurs contre le prix du gasoil et la destruction de leur métier trouve un écho sympathique dans la population. Elle pourrait se propager à d’autres secteurs (agriculteurs) ou à d’autres pays. Elle est bien comprise par tous ceux qui subissent tous les jours des prix en hausse, alors que les salaires stagnent en dessous de l’inflation. 
Le lien est tout tracé avec les mobilisations du 22 mai dernier contre la dégradation des retraites ou les grèves pour les salaires. De même, lycéens et professeurs dénoncent dans la rue des atteintes à l’emploi et à la qualité du service public.
Le malaise social est donc général.

Face à cela, le gouvernement Sarkozy-Fillon n’est pas si sourd qu’on pourrait le croire. Il entend parfaitement les exigences populaires mais, ayant perdu toute crédibilité pour faire illusion, il choisit l’affrontement, des provocations supplémentaires (droit de grève menacé) ou des surenchères antisociales permanentes. Après le fiasco des heures supplémentaires et du « travailler plus », l’hyper-président invente maintenant une nouvelle supercherie : des primes d’intéressement aux bénéfices. Mais des salaires, il n’en parle jamais !

La vie chère, c’est insupportable pour tous !

Les marins-pêcheurs ont distribué gratuitement du poisson aux populations et dénoncé les écarts de prix scandaleux entre le produit de leur pêche et les prix de vente, 5 à 6 fois plus élevés dans les supermarchés. Mais c’est la même situation  pour toutes les denrées alimentaires.
Le monde de la finance, qui perd des sommes astronomiques dans les scandales immobiliers (crise des « subprime »), se rabat comme un vautour sur la spéculation sur les matières premières, les céréales, le lait, les besoins vitaux des peuples. La hausse des prix est donc mondiale.
Mais les salaires sont loin de suivre une inflation qui court vers les 4 ou 5 % en Europe.

La sécurité sociale est attaquée,
les retraites en chute libre

Pour les retraites, le gouvernement Sarkozy-Fillon fait semblant de consulter les syndicats, mais tout est décidé d’avance. Avant 1993, il fallait cotiser 37,5 années pour avoir droit à une retraite à taux plein. Aujourd’hui, c’est 40 ans et demain 41 ans. Le patronat veut un départ à 63 ans. Le gouvernement exige que les salariés âgés (seniors) travaillent le plus longtemps possible, alors que le travail est devenu dégradant pour la santé. Les réformes de Balladur (1993), Fillon (2003 et 2008), font chuter les pensions de moins 30 % par les mesures successives. Ils veulent nous obliger à contracter des plans d’épargne privés. Les retraités vont redevenir des pauvres. Ceux qui ont du fric rejoindront les rentiers.

Pour toute la population, et d’abord pour les malades, le paiement des nombreuses franchises médicales (médicaments, hospitalisation, consultations), sont une punition inacceptable. C’est la sécurité sociale et la solidarité qu’ils veulent détruire !

Un grand mouvement de grève interprofessionnelle est nécessaire !

Beaucoup de grèves sont décidées, mais pas le même jour. Il y a eu le 15 mai dans la fonction publique. Il y a eu le 22 mai pour les retraites. Des centaines de milliers de salariés ont répondu. Mais cela ne suffit pas.
Il faut préparer une grève généralisée par un appel syndical unitaire. En 1968, tout le pays s’est arrêté et des acquis sociaux ont été gagnés. Aujourd’hui, face à Sarkozy, qui veut tout liquider, il y a besoin de riposter tous ensemble en mettant toutes les revendications en avant : hausse générale des salaires (300 euros), le SMIC à 1 500 euros, blocage des prix, reconquête de la sécurité sociale, annulation de tous les reculs subis sur les retraites et la santé, défense des services publics.

Le 25 mai 2008

19.05.2008

Sarkozy provoque, faisons-le reculer tous ensemble

 
SARKOZY PROVOQUE,
FAISONS-LE RECULER
TOUS ENSEMBLE !
 

Au soir de la journée de grèves et de manifestations de la fonction publique, le 15 mai, Sarkozy provoque les grévistes.
Aux enseignants, fortement mobilisés pour la défense du service public, Sarkozy répond par la remise en cause du droit de grève avec l’instauration d’un « droit à l’accueil des enfants » et l’obligation pour les grévistes de se déclarer 48 heures à l’avance. Fidèle à sa méthode, il cherche à dresser les parents contre les enseignants. C’est sa riposte aux nombreuses mobilisations communes contre les fermetures de classes et les suppressions de postes.
Il n’y a qu’une réponse possible : se mobiliser ensemble, salariés et usagers, pour exiger un service public maximum, tous les jours, avec les personnels et les moyens nécessaires.
 
Ni la défaite électorale,
ni les mobilisations sectorielles
ne font plier ce gouvernement.

La droite prend une claque électorale cinglante lors des municipales, elle reçoit un vrai désaveu de sa politique. Dans les semaines qui suivent, le gouvernement multiplie les attaques : il annonce un plan de licenciement massif contre les fonctionnaires et la destruction de la fonction publique, il vole 600 € aux familles qui bénéficient des allocations familiales, il s’en prend aux malades avec les franchises médicales, aux chômeurs en les menaçant de radiation en cas de refus « d’offre d’emploi valable »…
La résistance à toutes ces contre-réformes existe, elle se manifeste dans de nombreuses luttes. Malheureusement, en ordre dispersé, aucun secteur n’arrivera à infliger une véritable défaite à ce gouvernement.
Après des journées d’action sans suite, secteur par secteur, au cours des derniers mois, le 15 mai a enfin permis un mouvement de l’ensemble de la fonction publique. Mais on voit bien qu’une seule journée, même réussie, ne suffit pas.
Le 22 mai, nous ne pouvons nous satisfaire de réclamer mollement « une retraite solidaire ». Nous avons besoin d’une grève, interprofessionnelle massive, dans le public comme dans le privé, pour contester le bien-fondé de la réforme, pour exiger une retraite pleine et entière à 60 ans (55 ans pour les travaux pénibles) après 37,5 années de cotisations, à 75 % du meilleur salaire et pas moins de 1 500 €.

Une mobilisation d’ensemble
pour mettre en échec le gouvernement.

Dans les manifestations lycéennes, comme dans celles du 15 mai, les mots d’ordre contre Sazkozy, et aussi les références à Mai 68 sont nombreux.
Ce gouvernement attaque sur tous les terrains, il mène une politique globale. Il cherche à nous épuiser, dossier après dossier, régression après régression, pour, au bout du compte, transformer la société en une jungle libérale encore plus inégalitaire, encore plus dure pour les plus vulnérables et encore plus profitable pour les actionnaires.
Alors oui, pour stopper les attaques de Sarkozy, il faut lui infliger une défaite sur le terrain des luttes. Pour cela, nos résistances doivent se développer et se centraliser vers un mouvement d'ensemble.

SEULE UNE GRÈVE GÉNÉRALE,
SEULE UNE ÉPREUVE DE FORCE DE LONGUE DURÉE
PEUT FAIRE PLIER LA DROITE ET LE PATRONAT.

 
On ne peut pas attendre 2012 et laisser, d’ici là, les réformes sarkozystes ravager la société et nos vies.
C’est, maintenant, le moment d’engager le combat social.
En cet anniversaire de Mai 68, la gauche politique et les directions syndicales ne prennent pas le chemin de la rue, elles restent cantonnées à une politique d'adaptation aux réformes libérales. Le temps n’est pas à  « limiter les dégâts », car, avec une telle politique, on ne limite rien et on recule sans arrêt.
Le choix est pourtant clair, soit attendre avec la certitude de vivre de plus en plus mal, soit s’organiser, se mobiliser pour prendre l’offensive et battre ce gouvernement et ses réformes.

Le 16 mai 2008

13.05.2008

15 mai 2008 : une première journée de grève...

 
15 MAI 2008 :
UNE PREMIÈRE JOURNÉE
DE GRÈVE ET DE MOBILISATIONS
QUI DOIT ÊTRE PROLONGÉE !
 

Le 15 mai, les fédérations syndicales de la fonction publique appellent à la grève contre les restructurations, les suppressions massives d'emplois et pour l'augmentation des salaires. Les lycéens et lycéennes seront, également, massivement, dans la rue contre les suppressions de postes de profs.
 
Faire échec au gouvernement : les raisons sont nombreuses !
 
Le gouvernement dans son projet de suppression massive d'emplois dans la fonction publique, pour, rappelons-le, soi-disant renflouer les caisses de l’Etat, multiplie les attaques. Avec, en particulier, des restructurations à la hache : changement de métier, mobilités géographiques imposées et, également, des attaques frontales sur la garantie de l’emploi.
Dans l'Éducation nationale, le gouvernement prévoit 17 000 suppressions de poste en 2009 après les 12 000 en 2008.
A travers ces « réformes », c’est l’ensemble des services publics qui est attaqué : nous sommes toutes et tous concernés en tant que salariés et en tant qu’usagers !
Dans le privé, les salariés combattent toujours les suppressions d’emplois et les fermetures de sites dans des entreprises, qui, souvent, font des profits. Et, également, depuis de nombreuses semaines, ils luttent pour l’augmentation de leurs salaires et leur pouvoir d’achat.
Le gouvernement veut imposer l’allongement de la durée de cotisation à 41 ans, alors que les retraités subissent déjà une baisse importante du niveau des pensions et que cela sera pire encore dans les années qui viennent…
 
Un mouvement lycéen qui continue  !

La mobilisation lycéenne a réussi à franchir le cap des vacances. Mardi 6 mai, des manifestations ont eu lieu dans de nombreuses villes, et, même si elles n'ont pas rassemblé autant de monde qu'avant les vacances, elles ont touché de nouvelles villes.

Les lycéens et lycéennes semblent déterminés à faire reculer ce gouvernement qui veut détruire leur avenir en dégradant encore plus leurs conditions d'étude et leur qualité. Classes surchargées, fermetures d'options et de filières, qualification au rabais pour former des salariés plus précaires et moins coûteux, voilà concrètement le projet de Sarkozy.

Tous et toutes dans la rue le 15 mai et continuer après !

Il y a de réelles possibilités de faire céder le gouvernement qui est déjà affaibli par les grèves de travailleurs sans papiers, la grogne généralisée sur la question du pouvoir d’achat et des salaires. Après un an au pouvoir, Sarkozy et sa politique sont de plus en plus rejetés.
La  journée de grève interprofessionnelle du 15 mai est une bonne chose, mais sera loin d’être suffisante pour faire reculer le gouvernement. D’ores et déjà, une nouvelle journée de grève, sur les retraites, est prévue, le 22 mai prochain.
Mais ce n’est pas avec le « saucissonnage » des ripostes et des mobilisations qu’on fera plier Sarkozy. Il faut se donner les moyens de combattre et de gagner contre l’ensemble de la politique réactionnaire qu’il mène. Et pour cela, préparer un mouvement d’ensemble prolongé le plus large possible regroupant l’ensemble de la gauche sociale et politique. Si nous nous y mettons tous ensemble, c’est possible de faire reculer Sarkozy et son gouvernement !

 

Le 9 mai 2008

 

06.05.2008

Mai 2008 : construisons une opposition sociale et politique d'ampleur !

 
MAI 2008 :
CONSTRUISONS UNE OPPOSITION
SOCIALE ET POLITIQUE D’AMPLEUR !
 

Un an après la victoire électorale de Sarkozy, seuls le patronat et les plus riches sont satisfaits des réformes anti-sociales mises en branle depuis douze mois. L'ensemble des travailleurs et de la population est loin d'être à la fête et pour cause ! Chaque jour, une nouvelle réforme contre nos acquis sociaux et démocratiques est annoncée : contrat de travail, services publics, éducation nationale, santé, droits des chômeurs, retraites, Etat pénal renforcé, lois anti-immigrés... Sans oublier la question cruciale des salaires et du pouvoir d’achat.

Rejet de la politique Sarkozyste !

Depuis quelques mois, le rejet de la politique de Sarkozy est de plus en plus profond. La chute de popularité dans les sondages, la gamelle électorale lors des municipales et le développement des luttes, des résistances dans de nombreux secteurs montrent bien que la société française est loin, très loin, d'être gagnée par le libéralisme ou « l'idéologie de droite » comme se plaît à dire François Fillon. Au contraire, des secteurs de plus en plus significatifs rejettent ouvertement, par des grèves et des résistances, les réformes actuelles : la jeunesse scolarisée, les cheminots, les enseignants, le secteur de la santé, les salariés du privé pour leurs salaires…Et depuis quelques semaines, les travailleurs sans-papiers dont la lutte oblige certains patrons à dire ouvertement qu’on ne peut pas faire fonctionner certaines entreprises, voir des pans entiers de l’économie sans eux !

Droits dans leurs bottes !

Mais le gouvernement et Sarkozy en tête restent sourds au mécontentement, expliquant même que la population française veut que le gouvernement aille plus vite. Les réformes annoncées et promises seront donc maintenues : suppression massive de postes dans la fonction publique et, en particulier, dans l’éducation nationale, refus d’une régularisation massive des sans-papiers, réforme du système hospitalier, de la sécurité sociale et allongement de la durée de cotisation des retraites à 41 ans…
L’entêtement du gouvernement Sarkozy-Fillon et de Parisot montre qu’ils sont pressés d’en finir avec « l’exception française », surtout à quelques semaines de la présidence française de l’Union européenne où Sarkozy voudrait faire valoir ses ambitions personnelles et celles de ses amis, les patrons.

Construisons un mouvement d’ensemble

et une opposition politique !

Le moment est venu d’un vaste mouvement d’ensemble contre le gouvernement et sa politique. D’ores et déjà plusieurs dates de mobilisations sont  programmées pour les semaines qui viennent : les mobilisations lycéennes qui continuent, le 15 mai, à l’appel des fédérations syndicales de la fonction publique contre les suppressions massives d’emplois et le 22 mai contre l’allongement de la durée de cotisations des retraites à 41 ans. Si ces dates marquent une accélération dans les résistances et les luttes, elles doivent se fédérer dans un grand mouvement d’ensemble pour faire reculer ce gouvernement. Imposons-lui un joli mois de mai !
Il s’agit aussi de contester le projet de Sarkozy-Fillon sur le fond en avançant un projet politique alternatif  porté par une gauche qui ne lâche rien, qui ne renonce pas ! C’est tout l’enjeu du nouvel outil politique que nous devons mettre en place et qui connaît, à travers les nombreux comités d’initiative, d’ores et déjà, un certain succès.
Le 5 avril 2008

 

02.05.2008

Pour un Premier Mai de Luttes...

 
POUR UN PREMIER MAI DE LUTTES
CONTRE SARKOZY-FILLON
 

Sarkozy, qui s’est approprié deux chaînes de télévision pendant deux heures de grande écoute, a confirmé « en direct de l’Elysée », qu’il entendait continuer son offensive contre le monde du travail ! Il n’y a que le ton qui a changé. Sarkozy a admis qu’il avait fait des « erreurs ». Mais ces « erreurs », ce n’est pas d’avoir pris des mesures réactionnaires, c’est de ne pas avoir su bien « communiquer » pour les faire accepter !

LE BAL DES HYPOCRITES !

Après la gifle des municipales, c’est une façon de reconnaître que la rafale de mesures brutales, de la suppression du paiement par l’Etat de la carte de transports « famille nombreuse », à la remise en cause du remboursement des frais de lunettes par la Sécu, pour finir par les mesures contre les chômeurs, passe mal ! C’est face à ce mécontentement que Sarkozy fait profil bas, soutenu par Fillon qui a revendiqué, dès le lendemain, sa « part d’erreurs ». Un concert d’hypocrisie pour justifier la continuation de la même politique !
L’annonce du financement du Revenu de Solidarité Active (RSA), destiné aux allocataires du RMI ayant retrouvé un travail, par une diminution du financement de la prime à l’emploi, dont bénéficient les salariés payés au SMIC, résume sa conception de la répartition des richesses : prendre aux pauvres pour redonner une misère aux plus pauvres.
Et pendant ce temps, Bernard Arnault , PDG du groupe de luxe LVMH, pourra continuer à percevoir, ses 4,2 millions d’euros annuels de salaire !

UNE POLITIQUE RÉACTIONNAIRE !

Les lycéens et les enseignants continuent à se mobiliser, dans la rue, malgré l’obstacle des vacances scolaires ? Sarkozy a annoncé qu’il maintiendra les suppressions de postes d’enseignants ! Les travailleurs sans-papiers se mobilisent et font grève pour être régularisés ? Il fait mine de confondre « naturalisation » et « régularisation » pour continuer à surfer sur les préjugés xénophobes d’une grande partie de son électorat en refusant  une « régularisation massive » !
Il a confirmé que la durée de cotisations des retraites sera bien portée à 41 ans à partir de 2012. Cela ne veut pas dire que le taux d’emploi des « seniors » sera augmenté ; ce qu’il veut, avant tout, c’est faire baisser le montant des pensions : une partie des futurs retraités sera menacée de rejoindre les 4 millions de personnes – 6,6 % de la population de ce pays - qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, 681 euros mensuels !

FACE À SARKOZY ET AU MEDEF,
LA LUTTE SOCIALE ET POLITIQUE !

Le problème pour Sarkozy-Fillon, c’est que leur politique continue à susciter une opposition sociale ! Le développement des grèves pour les salaires dans les secteurs du privé (Coca-Cola, La Redoute), la grève des sans-papiers, les appels à la grève le 15 mai, dans l’Education nationale, des syndicats enseignants et lycéens , dans la Fonction publique, à la même date, contre les dizaines de milliers de suppressions d’emplois, montrent que si la riposte n’est pas encore à la hauteur des attaques, l’esprit de résistance à la politique de Sarkozy et du MEDEF, est toujours bien vivant ! Dans ce contexte, le premier mai doit être un encouragement aux luttes en cours contre la politique du gouvernement,  et à celles qui se préparent.
En espérant que le mois de mai 2008 apportera un démenti cinglant à Sarkozy, qui veut en finir avec Mai 68 et son esprit de révolte !

Le 1er mai 2008

22.04.2008

Exploités de tous les pays, solidarité...

 
EXPLOITÉS DE TOUS LES PAYS, SOLIDARITÉ
RÉGULARISATION DES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS
 

Depuis le 15 avril, 300 travailleurs sans papiers ont engagé la lutte pour obtenir leur régularisation. Leur mouvement s'étend, ils sont maintenant plus de 500 engagés dans la grève en particulier dans la restauration, les entreprises de nettoyage, le bâtiment. Ils exigent de pouvoir vivre et travailler sans être contraints de se cacher dans la crainte de la police, d'accepter des salaires de misère pour des conditions de travail d'un autre âge, de vivre dans des logements le plus souvent indécents.

Ils travaillent ici déjà depuis des mois ou des années, en payant  cotisations sociales et impôts. Ils exigent leur dû. Ils se battent pour leur dignité.

Personne ne peut nier leur légitimité. Leur situation est un véritable scandale, une injustice criante. Et cependant, le gouvernement n'a toujours pas bougé. Les préjugés réactionnaires et hostiles aux travailleurs immigrés l'emportent. Il refuse surtout de désavouer sa démagogie anti-immigré xénophobe et raciste. Le gouvernement ne veut pas donner le sentiment à l'opinion réactionnaire qui a élu Sarkozy qu'il cède et recule. C'est bien pourquoi nous devons, nous, être solidaires, soutenir leur lutte. C'est l'intérêt de l'ensemble des travailleurs de ce pays. 

Contre la concurrence, la solidarité

En exploitant des salariés en situation illégale, le patronat trouve une main-d’œuvre taillable et corvéable à merci, qu'il peut entièrement soumettre à ses besoins. Il fait ainsi pression sur les salaires. Conscients que leur lutte concerne tous les salariés de ce pays, les grévistes sans papiers sont allés à la rencontre des salariés d'autres entreprises, comme PSA, Thales, la Snecma... Ils ont raison, leur lutte est la nôtre.

Le patronat voudrait diviser, opposer les salariés les uns aux autres, utiliser les plus précaires contre les autres tout en les présentant comme une menace. Ils cherchent constamment à mettre les salariés en concurrence pour faire pression sur les salaires, les conditions de travail. Contre cette concurrence, nous n'avons qu'une arme, notre unité, notre solidarité. Tous les salariés ont à gagner à la régularisation des sans-papiers, c'est elle qui permet d'exiger ensemble de meilleurs salaires. La régularisation est le premier pas indispensable pour l'égalité des droits – de tous les droits – au salaire, aux conditions de travail correctes, à la protection sociale, au logement.

Solidarité internationale

Les travailleurs sans-papiers sont surexploités ici parce qu'ils ont été contraints de fuir la misère de leurs pays victimes de ce même système qui, ici, voudrait les plier à des conditions inacceptables et inhumaines. Parce que c'est bien le capitalisme des grandes puissances qui dominent le monde, qui sème la misère comme le démontre la ruine de l'agriculture des pays pauvres, détruite par les trusts de l'agro-alimentaire. Ce sont bien les spéculations financières des traders qui provoquent la flambée des prix du blé, du riz, du soja, du maïs affament les peuples les plus pauvres et les poussent à une légitime révolte. Ces mêmes spéculations, ici, provoquent les délocalisations, les licenciements, la précarité, les attaques contre les salaires... Elles conduisent toute la planète à la catastrophe.

Oui, c'est bien tous ensemble, quelles que soient notre origine ou notre couleur de peau que nous pourrons nous défendre pour imposer la dignité de tous.

C'est pourquoi, nous sommes solidaires de toutes les luttes des sans-papiers, c'est pourquoi aussi nous serons dans la rue le 1er Mai, la journée mondiale de solidarité de tous les travailleurs.

Le 21 avril 2008

16.04.2008

Les lycéens se mobilisent pour le service public...

 
LES LYCEENS SE MOBILISENT POUR LE SERVICE PUBLIC
AVEC EUX, ALLONS-Y TOUS ENSEMBLE !
 

Pour la cinquième fois, des dizaines de milliers de lycéens (200 lycées bloqués) sont descendus dans la rue, jeudi 10 avril. Le mouvement prend de l’ampleur. Les vacances scolaires ne devraient pas l’arrêter. Des dates nationales de mobilisations, avec les syndicats enseignants, sont annoncées en mai. C’est, à nouveau, un profond mouvement qui secoue l’Education nationale.
Les lycéens, faisant suite à des grèves des professeurs depuis février et mars, se mobilisent contre la suppression de 11 200 postes à la rentrée de septembre prochain. Car l’Education nationale est la cible numéro 1 de Sarkozy, qui veut passer au peigne fin toutes les politiques publiques et, notamment, supprimer un emploi de fonctionnaire sur deux. 20 000 postes par an sont menacés dans l’éducation durant ce quinquennat de destruction.
Ce sont donc les élèves qui défendent l’emploi public, la qualité de l’enseignement, l’Education nationale.

Un mouvement de jeunesse pour l’Education

Le mouvement des lycéens et de leurs professeurs a pris une grande ampleur surtout dans les banlieues populaires, par exemple les départements du Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis, en Ile-de-France. Ce sont les lycées les plus mal lotis qui sont en pointe.
Ce mouvement démontre qu’il est faux de penser que les jeunes, notamment des quartiers populaires, se fichent de leur avenir ou ne songent qu’à gaspiller leur temps. Les lycéens refusent les suppressions de moyens que subiront, avant tous, les élèves et les quartiers les plus défavorisés. Ils refusent un enseignement professionnel dévalorisé (bacs professionnels accélérés en 3 ans au lieu de 4 ans !). Ils ne sont pas dupes des discours incessants sur l’école ou le lycée, que l’on veut formater pour des emplois au rabais, sans vrai socle de qualification et de garantie d’avenir. « On nous dit qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses, mais on envoie 700 hommes en Afghanistan », se révolte un jeune lycéen de Seine-Saint-Denis (cité dans le journal Le Monde).
C’est donc un vrai mouvement revendicatif qui prend forme, pour la qualité de l’enseignement, pour l’égalité, pour le service public.

La victoire est possible, comme pour le CPE

Le mouvement lycéen se construit de villes en villes. Il s’enracine petit à petit dans tout le pays, malgré la période des vacances. Les jeunes construisent leurs propres moyens de coordination. Ils déclenchent une solidarité des parents. Ils poussent les syndicats enseignants à accélérer et amplifier leurs propres luttes nationales.
Xavier Darcos, ministre de l’Education rejeté par les électeurs dans sa propre ville en mars dernier, craint la contagion, mais ne peut s’empêcher de jouer les provocateurs par son langage méprisant (les lycéens seraient « poussés » par les profs, dit-il) et par la violence policière.
Darcos ne veut pas céder sur les effectifs et les moyens ? Il faudra le contraindre, comme la jeunesse avait su battre Villepin et Sarkozy en avril 2006, contre le Contrat première embauche (CPE) aujourd’hui disparu !

La jeunesse montre la voie

Sarkozy a subi une raclée aux élections municipales, mais cela ne l’empêche pas de continuer à détruire les acquis sociaux. Retraites menacées, passage à 41 annuités, baisse des pensions, contrats de travail flexibilisés et précarisés, destruction de la fonction publique nationale : tout y passera si les salariés, la population, la jeunesse, ne réagissent pas. Et justement : le mouvement des lycéens montre qu’il est possible de riposter face à un pouvoir arrogant.

Aux côtés des jeunes, avec les syndicats, les partis politiques, construisons un mouvement de résistance et d’opposition dans la lutte, dans la rue, dans tout le pays !

Le 4 avril 2008
 
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