12.09.2008

Afghanistan, non à cette sale guerre !

TROUPES FRANÇAISES HORS D’AFGHANISTAN !
LA FRANCE HORS DE L’OTAN !

350 soldats du 3e RPIM de Carcassonne viennent d’embarquer pour Kaboul. Sans attendre le débat parlementaire annoncé pour le 22 septembre, Sarkozy poursuit l’envoi de renforts en Afghanisatan alors que la publication par Paris-Match d’un reportage sur des membres du commando de Taliban ayant participé à l’embuscade du 18 août qui a coûté la vie à dix jeunes soldats français montre le visage de cette sale guerre et déclenche une polémique aux relents de guerre coloniale. Le ministre de la Défense, Hervé Morin « en appelle à l’unité du pays dans la lutte contre le terrorisme ».

Nous refusons cette union nationale qui voudrait nous faire accepter l’occupation militaire d’un pays, une guerre qui bafoue les droits des peuples, les droits du peuple Afghan.

Oui, la guerre à laquelle participe la France est bien une guerre contre l’Afghanistan. Hervé Morin voudrait le nier mais les morts dramatiques et stupides des dix jeunes soldats dans l’embuscade de Surabi rappellent brutalement la vérité : c’est bien une sale guerre que mènent les troupes françaises aux côtés des Etats-Unis et des pays membres de l’Otan.

MENSONGES D’ÉTAT

Pour justifier cette guerre, Sarkozy entonne la chanson de Bush. Il invoque le « choc des civilisations », dénonce ces « barbares moyenâgeux » et la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et le droit des femmes. Qui peut croire trente secondes à ce mensonge d’Etat ? Sarkozy lui-même n’y croit pas, lui qui déclarait lors de sa campagne électorale pour la présidentielle, quand il prétendait envisager le retrait des troupes : « Aucune armée étrangère n’a réussi dans un pays qui n’est pas le sien ». Et effectivement les troupes impérialistes maintiennent en place le régime fantoche de Karzaï, leur homme de main, corrompu, sans autorité dans un pays où règnent la misère et le chômage et où le trafic de l’opium est la principale source de richesse. L’aide internationale ne sert qu’à alimenter la corruption alors que les exactions des soldats de l’Otan, « les bavures » dont est victime la population civile dressent le peuple contre l’occupation étrangère et l’envoient dans les bras des Taliban.

VISÉES DOMINATRICES ET IMPÉRIALISTES

Le but de la guerre n’est de « réussir » à introduire la démocratie mais bien d’occuper le pays pour en faire une place forte des puissances occidentales contre la Russie, la Chine, l’Iran. Et cela quel qu’en soit le prix, pour le peuple afghan, pour les soldats comme pour les classes populaires des pays de l’Otan qui doivent supporter les dépenses militaires.

Pour que la France des patrons et des riches puisse avoir sa petite place parmi les grandes puissances Sarkozy s’aligne sur la politique des USA. Il se fait leur auxiliaire pour faire de l’Union européenne un simple « pilier européen » de l’Otan qui est un instrument pour perpétuer leur domination sur le monde. Et cela au prix de l’exacerbation des tensions internationales, de guerres comme en Géorgie.

Nous ne sommes pas d’accord, nous ne serons pas complices ne serait-ce que par notre silence.

CONSTRUIRE UNE OPPOSITION À LA GUERRE

Sarkozy n’a rien à craindre du débat parlementaire. Hollande souhaite que le gouvernement « reconsidère sa stratégie ». « Le retrait non, la révision stratégique oui », selon Moscovici du PS qui revendique la décision par Jospin-Chirac de l’intervention française en 2001.

L’opposition à la guerre doit se faire entendre avec ses propres moyens, dans la rue. C’est pourquoi nous appelons avec une vingtaine d’organisations et d’associations dont Les Verts, le PCF, la LCR, le PCOF, la FSU, le Mouvement de la paix, Agir contre la guerre…, à faire du 20 septembre une journée de manifestation contre la guerre.

Samedi 20 septembre
Tous à 14 h 30
Place de la République, à Paris

Non à la privatisation de La Poste !

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LA POSTE :
CE N’EST PAS MARQUÉ « PRIVATISATION » !

SALARIÉS-USAGERS,
TOUS ENSEMBLE
POUR FAIRE RECULER LE GOUVERNEMENT !

Depuis des années, L’État et les gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’accélérer la privatisation rampante de La Poste. La recherche de la rentabilité à tout prix s’est traduite par la fermeture de milliers de bureaux de poste, la réduction des effectifs et l’allongement des queues devant les guichets, la précarisation croissante des personnels. Près de la moitié des salariés de La Poste n’a déjà plus le statut de fonctionnaire.
Le gouvernement veut maintenant frapper un grand coup : après l’ouverture à la concurrence, La Poste devrait désormais changer de statut. C’est le préalable à l’ouverture du capital et à une privatisation pure et simple.

La logique du privé est incompatible

avec l’intérêt du plus grand nombre

Privatiser La Poste, ce serait la livrer directement aux actionnaires, à leur appétit de profits, et aggraver cette situation.
La logique du profit est incompatible avec une mission de service public, qui consiste à rendre le même service quel que soit l’endroit où l’on habite ; et le faire quels que soient les revenus des habitants, en permettant à tout un chacun, non seulement de recevoir du courrier, mais également les minima sociaux, d’ouvrir un compte bancaire ou un compte d’épargne, ce que les banques refusent généralement de faire lorsque les revenus sont trop bas.
Ce sont ces missions, utiles à la population, qui seront sacrifiées au profit de contrats plus juteux avec les entreprises, en pressurant un peu plus au passage les salariés de La Poste.

Faisons converger les luttes des salariés

Une première journée de grève aura lieu le mardi 23 septembre. Toutes les organisations syndicales doivent y appeler dans l’unité, tous les partis de gauche devraient la soutenir et aider à sa réussite, pour donner sans attendre un avertissement au gouvernement, lui montrer que nous ne nous laisserons pas faire.
La réussite du 23 doit être avant tout un encouragement pour aller vers une action prolongée, qui pourrait même commencer à s’étendre à d’autres secteurs : une grève reconductible, voire explosive, imprévisible, c’est cela qui pourrait faire trembler le gouvernement !
Or dans bien des secteurs, à commencer par l’éducation, la santé, les transports, l’énergie, de nombreux salariés ressentent aujourd’hui le besoin de faire converger leurs luttes.
C’est une nécessité, et c’est possible, parce que dans tous les secteurs, on trouve les mêmes problèmes : dégradation du service rendu au public faute de moyens, sélection des activités les plus rentables, privatisation partielle ou totale.

Élargissons la mobilisation à l’ensemble de la population

Plusieurs organisations syndicales et politiques proposent aujourd’hui une campagne de débat public pour aller vers l’exigence d’un référendum. Cette exigence est légitime : ce n’est pas au gouvernement de décider mais à la population de le faire. C’est elle après tout qui est directement concernée.
En exigeant un référendum, c’est une grande campagne d’opinion publique que nous pouvons démarrer pour conforter les salariés dans leur résistance et dans leurs luttes.
L’exigence d’un référendum doit être l’occasion de nous mobiliser dans l’unité, salariés et usagers, pour mettre un coup d’arrêt à la privatisation, exiger des services publics de qualité, avec un personnel suffisant, correctement payé.
Ce sera une lutte prolongée, pour changer le rapport de force et faire respecter les intérêts des salariés et de toute la population alors que le monde de la finance et de la Bourse nous conduit chaque jour vers des crises toujours plus graves, au détriment de l’intérêt du plus grand nombre.

Le 8 septembre 2008

03.09.2008

Un an avec Sarkozy, ça suffit !

LES SALAIRES, C’EST LA PRIORITÉ DE LA RENTRÉE !

Un Français sur deux n’est pas parti en vacances, faute de moyens. Et les prix des produits de première nécessité sont en hausse de 6 à 7 %. Au niveau mondial, le prix du pétrole baisse, mais pas à la pompe ! Les grandes surfaces vendent 4 à 5 fois plus cher que ce qu’elles achètent aux grossistes. Cherchez l’erreur !

Où est-il le « Président du pouvoir d’achat » ? D’un côté, il renforce la guerre en Afghanistan, d’un autre côté, il continue à privilégier ses amis très fortunés, protégés depuis un an. Il ne faut pas croire Sarkozy quand il parle d’augmenter le revenu des plus pauvres en taxant les revenus financiers. C’est un mensonge de plus.

Un revenu pour cacher la misère ?

Ou des salaires dignes pour tous ?

Sarkozy prétend offrir un Revenu de solidarité (RSA) aux plus pauvres ou à ceux qui travaillent avec des salaires de misère, en dessous du seuil de pauvreté. Officiellement, d’après l’INSEE, près de 8 millions de personnes sont dans la pauvreté, qui touche de plus en plus les salariés eux-mêmes. Et ce ne sont pas les prétendues heures supplémentaires qui vont arranger les choses ! Les patrons font pression sur les salariés pour qu’ils travaillent le plus longtemps possible, surtout avec la destruction des 35 heures. Mais le salaire mensuel de base a chuté depuis un an de 0,5 %, voilà la vérité.

Le Revenu de solidarité, dont Sarkozy se vante, apportera quelques euros de plus à des salariés qui travaillent quelques heures par semaines, à temps très partiel. Pour eux, pour elles, c’est toujours mieux. Mais ceux qui sont au RMI n’auront rien de plus, ni les jeunes de moins de 25 ans qui en sont exclus. Et pour le monde du travail, c’est une aumône, un mépris, une légalisation de la pauvreté et de l’impossibilité d’en sortir.

Quant au financement du RSA, les vrais riches continueront à bénéficier du bouclier fiscal, qui les protège depuis l’été 2007. Et le RSA sera financé par la moitié des ménages à moyens revenus qui ont une assurance-vie ou une petite épargne. Et le Parti socialiste ose applaudir cette honte !

Crise financière = licenciements, chômage, austérité

Sarkozy voulait aller chercher « la croissance avec ses dents ». Mais il a échoué.
La crise capitaliste mondiale, résultat des spéculations, se propage à toute la planète. La politique de Sarkozy, donnant la part belle aux riches, encourageant la destruction du Code du travail, ne fait qu’accélérer la chute. Les licenciements s’annoncent dans l’automobile. Le chômage est reparti à la hausse.

Mais le pouvoir veut détruire encore 31 000 emplois publics dans le budget 2009, alors qu’il y a tellement de besoins non couverts dans l’Education, les hôpitaux, les crèches !

On ne va pas laisser Sarkozy gouverner

encore quatre ans !

Il est inadmissible qu’il y ait de l’argent pour les guerres, comme en Afghanistan, et pas pour les services publics. Il est inadmissible que le pouvoir protège les grandes fortunes tout en faisant payer sa politique par les moyens revenus. Il est inadmissible que les salaires soient bloqués et qu’on force les salariés à faire des heures en plus. Il est inadmissible que la loi et le Code du travail ne protègent plus contre des durées du travail longues (48 heures ou plus), au bon vouloir des patrons.

Il est temps de résister à un gouvernement de destruction sociale, de pouvoir personnel, d’alignement sur les politiques guerrières de Bush aux USA.

Il est temps de se rassembler dans l’unité, avec les syndicats, les partis de gauche, et de préparer une contre-offensive. Notamment un grand mouvement de grève pour obtenir 300 euros d’augmentation de salaire, le SMIC à 1 500 euros net, l’indexation des salaires sur les prix, le développement des services publics.

Un an avec Sarkozy, ça suffit !

Le 2 septembre 2008

23.07.2008

La démocratie bafouée !

 
POUVOIRS ACCRUS
POUR LE « SOUVERAIN » DE L’ELYSÉE !
LA DÉMOCRATIE BAFOUÉE !
 

Loin des préoccupations quotidiennes de l’ensemble de la population, lundi 21 juillet, députés et sénateurs, réunis en congrès à Versailles, ont donc voté la révision constitutionnelle voulue par Sarkozy. Outre le fait qu’il aura fallu racler les fonds de tiroir pour réunir les trois cinquièmes nécessaires – à une voix près… – cette réforme n’introduit aucun progrès démocratique, aucun droit nouveau véritable pour les citoyens. Bien au contraire !

 Pas de victoire de la démocratie

Sarkozy était pressé de compléter le tableau des contre-réformes libérales d’un texte présidentialisant encore plus les institutions, lui offrant ainsi des moyens supplémentaires de gouverner contre la volonté des citoyens (à la manière dont il procéda pour faire ratifier le traité de Lisbonne, en février), l'aidant à s'assurer du contrôle accentué de l'opinion (par médias interposés, par exemple), consacrant la servitude des Assemblées tout en la relookant, atrophiant donc encore une démocratie profondément mutilée par la Ve République depuis les origines. C'est désormais chose faite sous couvert, bien sûr, de quelques artifices et trompe-l’œil ayant permis d'amuser la galerie… La dimension essentielle de la contre-réforme tient au droit accordé au président de la République de s’adresser dorénavant au Congrès, sa déclaration pouvant seulement « donner lieu, hors de sa présence, à un débat qui n’est suivi d’aucun vote ». Alors que ne se voient abolis ni son droit de dissolution de l’Assemblée nationale, ni son pouvoir exclusif de convoquer des référendums législatifs, ni la possibilité pour lui de recourir aux pouvoirs spéciaux ou de se maintenir lorsqu’il fait l’objet d’un désaveu populaire, le monarque élyséen acquiert une prééminence accentuée et, surtout, une authentique « faculté d’injonction à la représentation nationale ». Dit autrement se trouve ici légitimée la pratique sarkozyenne du pouvoir, ce mélange détonant de bonapartisme exacerbé et d’autoritarisme dissimulé derrière une posture populiste .
 
Une vraie réforme démocratique

Une réforme démocratique radicale exigerait la convocation d’une assemblée constituante et la suppression de l’élection au suffrage universel du président de la République, clé de voûte du bonapartisme institutionnalisé. Elle exigerait aussi un mandat unique renouvelable une seule fois, un système proportionnel intégral par régions avec correction nationale prenant en compte les restes, le droit de vote pour tous les résidents étrangers, l’exercice garanti du droit à l’autodétermination pour les départements et territoires d’Outre-mer. Elle exigerait la suppression du Sénat et son remplacement par une assemblée  issue des mouvements sociaux. Elle devrait radicaliser le droit du sol, en opposant à la notion généalogique d’identité celle d’une citoyenneté élargie à tous ceux et celles qui vivent et travaillent sur le territoire. Elle devrait supprimer la tutelle préfectorale sur les communes (héritée de l’Empire), promouvoir une expansion de la démocratie communale et remplacer le Conseil constitutionnel (nommé) par une commission parlementaire élue à la majorité des deux tiers. Elle devrait, surtout, favoriser la reconnaissance de droits de contrôle et d’autogestion sur les lieux de travail, réduire le temps légal de travail pour faciliter la rotation des mandats et la déprofessionalisation des pouvoirs, instituer la révocabilité des élus par leurs mandants et aligner leur indemnité sur le salaire des travailleurs.

Le 23 juillet 2008.

22.07.2008

Union pour la Méditerranée : un pacte criminel contre les peuples !

 
UNION POUR LA MÉDITERRANÉE :
UN PACTE CRIMINEL CONTRE LES PEUPLES !
 

Il a y eu beaucoup d’agitation diplomatique en ce week-end du 14 juillet : les chefs d’État de 43 pays, représentant 750 millions d’habitants, se sont réunis au Grand Palais à Paris, sous l’égide de Sarkozy, pour lancer l’Union Pour la Méditerranée (UPM). Dans cette région du monde, où se produisent certains des conflits les plus sanglants et les plus vieux de la planète, comme le conflit israélo-palestinien, les gestes symboliques n’ont pas manqué pour montrer la volonté de chacun d’œuvrer pour la paix.

La paix, paravent du business et du libéralisme

En fait, derrière les grandes déclarations, les poignées de mains symboliques et les promesses d’accord futur, il y a la volonté d’imposer deux choses.
La première, c’est d’établir une zone de libre-échange qui permette aux multinationales du nord de la Méditerranée de faire des affaires dans un contexte politique troublé.  L’Union pour la Méditerranée prolonge en fait le processus de Barcelone de 1995, qui voulait faire une zone de libre-échange méditerranéenne en mettant en place des institutions utilisant les remèdes classiques du libéralisme : privatisations, coup de vis aux finances publiques.
La seconde est que les pays du sud de la Méditerranée contrôlent les flux de population d’émigrés et empêchent l’arrivée sur le territoire européen des populations africaines, notamment de l’Afrique noire, qui est par ailleurs totalement ignorée par l’UPM.
 
L’Europe-forteresse fait des centaines de morts
chaque année
 
Il n’est pas anodin que la réunion de l’UPM ait été précédée par l’adoption au Parlement européen de la « directive retour », rebaptisée « directive de la Honte », qui donne le droit aux États européens d’enfermer un immigré pendant dix-huit mois pour le seul motif qu’il réside de manière irrégulière sur leur territoire.
Quelques heures avant que Sarkozy ne prononce son discours au Parlement européen, les médias avaient annoncé que quatorze réfugiés, dont neuf enfants, étaient morts dans des conditions atroces, en tentant de rejoindre l’Espagne par la mer. Les mêmes, qui ne cessent de célébrer la libre circulation des capitaux, n’étendent pas la liberté de circulation à celles des êtres humains : pour la seule année 2007, un millier de personnes se sont noyées en tentant de rejoindre les côtes espagnoles !
 
Solidarité avec les luttes des peuples méditerranéens !
 
Le point commun des politiques libérales des deux côtés de la Méditerranée, c’est qu’elles provoquent des résistances et des révoltes. C’est notamment le cas en Tunisie, dans le bassin minier de Gafsa, mis en état de siège par le dictateur Benali, dont l’invitation au sommet n’a pas provoqué de polémique. Pas plus que celle des dignitaires marocains qui ont organisé la répression des habitants de Sidi Ifni au Maroc. Pas plus que celle de Bouteflika qui, après avoir réprimé les mouvements d’émeute en Kabylie, a réprimé les révoltes dans plusieurs villes algériennes, dont celle d’Oran. Ou celle du Premier ministre israélien qui veut normaliser ses relations avec les pays arabes, tout en continuant de coloniser et opprimer le peuple palestinien.
 
C’est de la Méditerranée des luttes et de la résistance au libéralisme et à l’oppression, que nous nous sentons solidaires.
C’est cette solidarité que le NPA a décidé d’affirmer dès la première réunion nationale de ses comités, car nos luttes et nos solidarités n’ont pas de frontières !
 
15 juillet 2008

13.07.2008

Hypocrisie contre les peuples et les travailleurs

 
HYPOCRISIE, SUFFISANCE, ARROGANCE
CONTRE LES PEUPLES ET LES TRAVAILLEURS

 

On ne peut que se réjouir qu'Ingrid Betancourt et une quinzaine d'autres otages soient enfin libres, partager la joie de ses enfants, de sa famille, de ses proches. Ceci dit, les souffrances qu’a pu endurer Ingrid Betancourt, la condamnation de la prise d’otage ne sauraient occulter la campagne d’intoxication engagée par Sarkozy avec la complicité active des médias et à laquelle se livre complaisamment Ingrid Betancourt. Cette dernière mène un combat politique avec ses amis, les Villepin, Sarkozy et autres. Dans ce combat, elle invoque dans un méli-mélo sentimental la « douce France », Dieu, Sarkozy et l’armée colombienne, mais elle oublie de parler des souffrances d’un peuple, le peuple colombien pris en otage par un régime dictatorial allié des Etats-Unis. Pas un mot des peuples victimes de la dictature des classes privilégiées sur le monde. Pas un mot de l’immense majorité de cette France qui se lève tôt et ne fait pas partie des privilégiés. Elle vante l’union nationale pour nous faire croire que nous sommes tous solidaires.

Uribe, le dictateur sanglant

Toute la presse fait aujourd’hui l’éloge du président et de l’armée colombienne qui ont réussi la libération des otages. La mise en scène de cette libération masque probablement des manœuvres peu glorieuses, infiltration des Farc à la dérive et corruption de leurs chefs pris au piège de leur propre politique coupée du peuple. Cette armée colombienne est une armée de guerre civile. Uribe est le président de forces paramilitaires spécialistes de l’assassinat politique, faisant régner la terreur contre les opposants au régime en particuliers les militants syndicalistes. Ils ont à leur actif l’assassinat de 2 500 syndicalistes, de plus de 5 000 militants de l’Union patriotique, force d’opposition, la disparition de 15 000 opposants. Ils défendent les intérêts des grands propriétaires qui ont la main mise sur le pays et ses richesses. La dérive des Farc luttant pour leur propre survie offre à ces forces réactionnaires une victoire inespérée. Mais c’est bien ce régime que légitiment Ingrid Betancourt et ses amis politiques de droite.

Sarkozy, l’arrogance provocatrice

Pour Sarkozy, en chute libre dans les sondages, l’occasion était trop belle de tenter de se donner une image humaine, l’occasion aussi de jouer l’ouverture, l’union nationale. Tous derrière Ingrid Betancourt et…, le pouvoir. Et chacun de tenter de vouloir nous faire oublier qu’en France aussi il y a des riches et des pauvres, des très pauvres, des sans-droit et des sans-papiers.
Grisés par ce qu’ils croient être leur victoire, les Fillon, Sarkozy et autres Devedjian exultent. A les en croire, l’opinion serait avec eux, toute contestation défaite, la nécessité des réformes acceptée par tous. Samedi au congrès national de l'UMP, Sarkozy a cru bon de s’exclamer, ironique et méprisant, « désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit ». Voilà qui donne la mesure du « dialogue social » tel que le gouvernement le conçoit…

L’action collective

Cela dit, Sarkozy et ses amis ne perdent rien pour attendre. Ils sont eux-mêmes dupes de leur propre propagande mais dans le monde du travail, chacun fait ses comptes. Les hausses des prix s’accentuent, les salaires stagnent, l’Etat continue ses largesses au patronat et aux riches alors que l’économie mondiale est menacée d’une récession globalisée.
Oui, leur système est pourri, mais c’est par notre action collective que nous pourrons faire valoir nos droits aujourd’hui, pour, demain, changer ce monde.

Le 7 juillet 2008

03.07.2008

Remboursement à 100 % de tous les soins, c'est possible !

 
REMBOURSEMENT À 100 % DE TOUS LES SOINS,
C’EST POSSIBLE !
 

Le directeur de la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM) a lancé un ballon d'essai en recommandant la fin du remboursement à 100 % des traitements et soins pour les 8 millions de malades atteints d’affections de longue durée (ALD) comme le diabète, le SIDA, les cancers… Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a confirmé et…, deux jours plus tard, devant les protestations unanimes, la proposition est retirée.

La double peine !

Ceux qui sont capables d’envisager une mesure aussi scandaleuse sont capables du pire. D’autant qu’elle ne faisait que s’ajouter aux précédentes.
Depuis 2004, un forfait d’un euro sur chaque consultation ou acte médical reste à la charge des assurés sociaux. Depuis le 1er janvier 2008, avec les franchises, ils doivent payer de leur poche 50 centimes par boîte de médicaments et deux euros par transport sanitaire. Chaque catégorie de dépenses est en principe plafonnée à 50 euros (50 euros pour les médicaments plus 50 euros pour les transports, cela fait 100 euros...)
Tous ces déremboursements ont été imposés au nom de la lutte contre le « déficit de la Sécurité sociale » que Roseline Bachelot a même qualifié d’ « immoral » !
Et Xavier Bertrand a souligné que la lutte contre le déficit de la Sécu restait un enjeu prioritaire, « parce qu'il n'est pas question de laisser rembourser les dettes par nos enfants ». Et le ministre d'assurer qu'il fallait « maintenant un nouveau plan, avec des nouvelles mesures. Eric Woerth et Roselyne Bachelot le font avec beaucoup de ténacité et courage ». On peut craindre le pire.
La plus grande vigilance s’impose d’autant que, comme tous les sales coups, la question pourrait être tranchée pendant l’été !

Un déficit fabriqué pour détruire la Sécu !

La commission des comptes de la Sécu a annoncé que le déficit total devrait atteindre 9,5 milliards d'euros, dont 4,6 milliards pour la branche maladie.
Evidemment, comparés à nos salaires, ces chiffres font peur. Ils sont là pour ça !
Mais comparons-les à d’autres chiffres : 27,9 milliards d’exonérations de cotisations, ce sont précisément ces cotisations qui doivent alimenter la Sécurité sociale. L’essentiel est représenté par les exonérations patronales liées aux 35 heures. Et aujourd’hui les patrons, soutenus par le gouvernement, veulent se débarrasser des 35 heures, mais sûrement pas renoncer aux milliards empochés !!! Il faut y ajouter plus de 12 milliards de dettes patronales et de l’Etat .
Ce qui est « immoral », c’est la machine à détruire la protection sociale construite pas à pas par les gouvernements successifs.

Acte 1 : multiplier les exonérations qui ne sont que des cadeaux aux patrons sans aucun effet sur l’emploi et ainsi fabriquer un déficit.

Acte 2 : profiter de ce déficit pour réduire les remboursements.

Acte 3 : faire la part belle aux assurances privées pour ceux qui pourront se les payer afin de compenser les déremboursements.

Nos vies valent plus que leurs profits !

Une riposte unitaire doit s’organiser au plus vite pour mettre échec les projets inhumains de ce gouvernement au service des possédants.
Le droit à la santé n’est pas négociable. Il faut une véritable insurrection pour stopper la dégradation, supprimer les exonérations de cotisations sociales accordées aux patrons et assurer le remboursement à 100 % de tous les soins.
La victoire des personnels et de la population de Carhaix contre la mise à mort de leur hôpital le montre : la mobilisation unitaire, déterminée, peut mettre en échec la politique de Sarkozy !

Le 30 juin 2008

17.06.2008

Pas de retour au passé...

 
PAS DE RETOUR AU PASSÉ !
RÉUSSIR LE 17 JUIN
POUR PRÉPARER UN MOUVEMENT D’ENSEMBLE !
 

Depuis des mois, le mécontentement social face à la politique du gouvernement se fait entendre. Les mobilisations et les grèves se multiplient dans de nombreux secteurs du privé comme du public. Mais les directions des organisations syndicales développent la stratégie de la défaite : éparpillement des journées de grève nationales, absence de perspective unifiante permettant d’avancer vers un mouvement d’ensemble, et pire, signatures d’accords ou de positionnement commun avec ce gouvernement, pourtant à l’offensive !

L’Europe choisit le retour au XIXe siècle !

Les ministres européens (France comprise) viennent de faire un sacré bond en avant dans l’alignement vers le bas de la législation sociale en remettant en cause la durée légale de travail hebdomadaire de 48 heures.  Ils ont ouvert la voie vers les 60 heures hebdo, voire 65 ou 70 heures. Dans la situation actuelle du marché du travail, avec l’importance du chômage, du travail précaire, et des travailleurs pauvres, les patrons imposeront encore plus leur volonté aux salariés avec le chantage au licenciement ou aux refus d’embauche en cas de besoin. Si cet accord européen est ratifié, contrairement à ce que nous rabâche Xavier Bertrand, la semaine de 35 heures deviendra caduque et le monde du travail sera ramené tout droit au XIXe siècle !
 
Sarkozy et son gouvernement veulent
nous imposer le retour à 1919 !
 
Sans attendre la directive européenne, Sarko et son gouvernement ont décidé d’être de bons élèves de la régression sociale et d’en finir avec les 35 heures…, mais sans toucher à la durée légale du travail. En effet, si leur projet de loi est adopté dans quelques semaines, les patrons pourront transformer individuellement le contrat de travail de tous leurs salariés en un contrat fondé sur un forfait horaire hebdomadaire, mensuel ou annuel. Concrètement cela veut dire que nous travaillerons au-delà des 35 heures par semaine sans que le patron ait à nous payer la moindre heure supplémentaire, tout en augmentant leur nombre ! 

Il y a urgence à construire une riposte unitaire  ! 

Allongement de la durée de cotisation à 41 annuités, fin des 35 heures, flicage et travail forcé pour les chômeurs, mise à mal du service public d’éducation, privatisation de la santé… Sarkozy et son gouvernement poursuivent inlassablement leur projet : en finir avec l’ensemble de nos acquis et droits sociaux que nos « anciens » ont arraché par leurs luttes, pour imposer un nouveau modèle social au service des plus riches.

Mardi 17 juin la CFDT, CGT, FSU et Solidaires appellent à une journée d’action et de grèves « pour la défense des retraites et contre la dérégulation du temps de travail ». Cette journée est importante et nous devons donc être le plus nombreux possible mais les journées d’action sans lendemain ne servent à rien sauf à démoraliser les salariés.
Cela fait 1 an que ce gouvernement nous impose la « rupture » version Sarkozy, celle avec nos acquis sociaux. Il est urgent de construire une riposte à la hauteur des attaques dans l’unité rassemblant toute la gauche sociale et politique !
 
Le 13 juin 2008


05.06.2008

Spéculation, racket, mensonges,...

 
SPÉCULATION, RACKET, MENSONGE,
CONTRE LES PATRONS ET LE GOUVERNEMENT VOYOUS
TOUS ENSEMBLE !

 

Le mécontentement et la grogne montent de partout. La hausse scandaleuse des carburants focalise la révolte, attise la colère. Le mouvement initié par les marins-pêcheurs et les agriculteurs rencontre la sympathie. Il s'étend en Europe, ici aussi aux routiers, aux taxis... La lutte contre la hausse des prix du carburant, contre la vie chère concerne toute la population. C'est la lutte pour le pouvoir d'achat, contre la dégradation de nos conditions de vie. Ces hausses sont scandaleuses, sans d’autres raisons que la course au profit et aux spéculations qui entraîne l'économie mondiale dans une catastrophe. Le gouvernement laisse faire. Impuissant, il réserve ses mauvais coups aux travailleurs.

Racket

Cette hausse obéit à la logique des spéculations auxquelles se livrent les financiers, les compagnies pétrolières et les Etats. Alors que la récession commence aux USA et que l'économie mondiale est menacée, les financiers jettent leur dévolu sur les matières premières et le pétrole. Total est à nouveau en train de battre des records de profits. L'Etat lui-même se sert au passage par le biais de la TVA et de la TIPP. Total et l'Etat se livrent à un véritable racket d'autant plus flagrant que la hausse de l'euro amortit pour beaucoup la hausse des prix puisque le pétrole se paye en dollar. Pour Sarkozy, il n’est pas question de prendre sur les profits. Tout au plus, propose-t-il de créer un fonds pour verser des indemnités aux travailleurs indépendants les plus touchés. Faux semblant, alors que tout le monde sait que la hausse des prix est partie pour durer. Elle est la conséquence de la folie globalisée de l’économie de marché. La seule réponse est de taxer les prix, d’imposer le contrôle sur les grandes compagnies pétrolières dont Total.
 
Les cadeaux aux patrons,
les coups aux travailleurs

De cela, Sarkozy est bien incapable, lui le serviteur des riches. Il préfère manier la démagogie et le mensonge contre les travailleurs. Alors qu’il y a peu, Sarkozy et Bertrand ne cessaient de répéter qu’il n’était pas question de remettre en cause la durée légale du temps de travail, les mêmes viennent de décider de faire voter, dans le cadre de la loi sur la représentativité des organisations syndicales, la possibilité de négocier, par entreprise, cette durée légale. Double mensonge : d’abord, c’est bien la fin des 35 heures, ensuite cette liquidation est décidée par une loi dont le contenu a fait l’objet d’une négociation avec les syndicats et parmi eux la CGT et la CFDT qui furent assez dupes et aveugles pour donner leur signature. Cette signature obtenue, Bertrand introduit la liquidation des 35 heures. Mensonges et provocation !

Et, au même moment, on apprend que les salaires des PDG du CAC 40 ont connu, en moyenne, une hausse de 57,8 %.
 
Le dialogue social pour étouffer la colère

Voilà ce qu’est le dialogue social, pire qu’une fumisterie, une politique contre les travailleurs et leurs organisations. Bertrand fait semblant de négocier pour ensuite décider ce qu’il veut et mettre les syndicats à genou. Il voudrait ainsi les déconsidérer pour empêcher une mobilisation contre la politique cynique, injuste, inacceptable du gouvernement.
Et, malgré cela, les directions syndicales tergiversent au lieu d'organiser la mobilisation de tous les salariés dans un mouvement d'ensemble. Le 10 juin, ce seront les fonctionnaires, les enseignants et les cheminots, le 17 sur le temps de travail et les retraites…

Il est nécesssaire, indispensable de faire que, le 17, convergent les mobilisations de chaque secteur dans une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle afin d'aller vers une grève générale pour faire reculer gouvernement et patronat.

Le 2 juin 2008

29.05.2008

Vie chère, retraites et salaires en baisse...

 
VIE CHÈRE,
RETRAITES ET SALAIRES EN BAISSE :
CELA NE PEUT PLUS DURER !
 

La révolte des marins-pêcheurs contre le prix du gasoil et la destruction de leur métier trouve un écho sympathique dans la population. Elle pourrait se propager à d’autres secteurs (agriculteurs) ou à d’autres pays. Elle est bien comprise par tous ceux qui subissent tous les jours des prix en hausse, alors que les salaires stagnent en dessous de l’inflation. 
Le lien est tout tracé avec les mobilisations du 22 mai dernier contre la dégradation des retraites ou les grèves pour les salaires. De même, lycéens et professeurs dénoncent dans la rue des atteintes à l’emploi et à la qualité du service public.
Le malaise social est donc général.

Face à cela, le gouvernement Sarkozy-Fillon n’est pas si sourd qu’on pourrait le croire. Il entend parfaitement les exigences populaires mais, ayant perdu toute crédibilité pour faire illusion, il choisit l’affrontement, des provocations supplémentaires (droit de grève menacé) ou des surenchères antisociales permanentes. Après le fiasco des heures supplémentaires et du « travailler plus », l’hyper-président invente maintenant une nouvelle supercherie : des primes d’intéressement aux bénéfices. Mais des salaires, il n’en parle jamais !

La vie chère, c’est insupportable pour tous !

Les marins-pêcheurs ont distribué gratuitement du poisson aux populations et dénoncé les écarts de prix scandaleux entre le produit de leur pêche et les prix de vente, 5 à 6 fois plus élevés dans les supermarchés. Mais c’est la même situation  pour toutes les denrées alimentaires.
Le monde de la finance, qui perd des sommes astronomiques dans les scandales immobiliers (crise des « subprime »), se rabat comme un vautour sur la spéculation sur les matières premières, les céréales, le lait, les besoins vitaux des peuples. La hausse des prix est donc mondiale.
Mais les salaires sont loin de suivre une inflation qui court vers les 4 ou 5 % en Europe.

La sécurité sociale est attaquée,
les retraites en chute libre

Pour les retraites, le gouvernement Sarkozy-Fillon fait semblant de consulter les syndicats, mais tout est décidé d’avance. Avant 1993, il fallait cotiser 37,5 années pour avoir droit à une retraite à taux plein. Aujourd’hui, c’est 40 ans et demain 41 ans. Le patronat veut un départ à 63 ans. Le gouvernement exige que les salariés âgés (seniors) travaillent le plus longtemps possible, alors que le travail est devenu dégradant pour la santé. Les réformes de Balladur (1993), Fillon (2003 et 2008), font chuter les pensions de moins 30 % par les mesures successives. Ils veulent nous obliger à contracter des plans d’épargne privés. Les retraités vont redevenir des pauvres. Ceux qui ont du fric rejoindront les rentiers.

Pour toute la population, et d’abord pour les malades, le paiement des nombreuses franchises médicales (médicaments, hospitalisation, consultations), sont une punition inacceptable. C’est la sécurité sociale et la solidarité qu’ils veulent détruire !

Un grand mouvement de grève interprofessionnelle est nécessaire !

Beaucoup de grèves sont décidées, mais pas le même jour. Il y a eu le 15 mai dans la fonction publique. Il y a eu le 22 mai pour les retraites. Des centaines de milliers de salariés ont répondu. Mais cela ne suffit pas.
Il faut préparer une grève généralisée par un appel syndical unitaire. En 1968, tout le pays s’est arrêté et des acquis sociaux ont été gagnés. Aujourd’hui, face à Sarkozy, qui veut tout liquider, il y a besoin de riposter tous ensemble en mettant toutes les revendications en avant : hausse générale des salaires (300 euros), le SMIC à 1 500 euros, blocage des prix, reconquête de la sécurité sociale, annulation de tous les reculs subis sur les retraites et la santé, défense des services publics.

Le 25 mai 2008

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