12.09.2008
Afghanistan, non à cette sale guerre !
TROUPES FRANÇAISES HORS D’AFGHANISTAN !
LA FRANCE HORS DE L’OTAN !
350 soldats du 3e RPIM de Carcassonne viennent d’embarquer pour Kaboul. Sans attendre le débat parlementaire annoncé pour le 22 septembre, Sarkozy poursuit l’envoi de renforts en Afghanisatan alors que la publication par Paris-Match d’un reportage sur des membres du commando de Taliban ayant participé à l’embuscade du 18 août qui a coûté la vie à dix jeunes soldats français montre le visage de cette sale guerre et déclenche une polémique aux relents de guerre coloniale. Le ministre de la Défense, Hervé Morin « en appelle à l’unité du pays dans la lutte contre le terrorisme ».
Nous refusons cette union nationale qui voudrait nous faire accepter l’occupation militaire d’un pays, une guerre qui bafoue les droits des peuples, les droits du peuple Afghan.
Oui, la guerre à laquelle participe la France est bien une guerre contre l’Afghanistan. Hervé Morin voudrait le nier mais les morts dramatiques et stupides des dix jeunes soldats dans l’embuscade de Surabi rappellent brutalement la vérité : c’est bien une sale guerre que mènent les troupes françaises aux côtés des Etats-Unis et des pays membres de l’Otan.
MENSONGES D’ÉTAT
Pour justifier cette guerre, Sarkozy entonne la chanson de Bush. Il invoque le « choc des civilisations », dénonce ces « barbares moyenâgeux » et la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et le droit des femmes. Qui peut croire trente secondes à ce mensonge d’Etat ? Sarkozy lui-même n’y croit pas, lui qui déclarait lors de sa campagne électorale pour la présidentielle, quand il prétendait envisager le retrait des troupes : « Aucune armée étrangère n’a réussi dans un pays qui n’est pas le sien ». Et effectivement les troupes impérialistes maintiennent en place le régime fantoche de Karzaï, leur homme de main, corrompu, sans autorité dans un pays où règnent la misère et le chômage et où le trafic de l’opium est la principale source de richesse. L’aide internationale ne sert qu’à alimenter la corruption alors que les exactions des soldats de l’Otan, « les bavures » dont est victime la population civile dressent le peuple contre l’occupation étrangère et l’envoient dans les bras des Taliban.
VISÉES DOMINATRICES ET IMPÉRIALISTES
Le but de la guerre n’est de « réussir » à introduire la démocratie mais bien d’occuper le pays pour en faire une place forte des puissances occidentales contre la Russie, la Chine, l’Iran. Et cela quel qu’en soit le prix, pour le peuple afghan, pour les soldats comme pour les classes populaires des pays de l’Otan qui doivent supporter les dépenses militaires.
Pour que la France des patrons et des riches puisse avoir sa petite place parmi les grandes puissances Sarkozy s’aligne sur la politique des USA. Il se fait leur auxiliaire pour faire de l’Union européenne un simple « pilier européen » de l’Otan qui est un instrument pour perpétuer leur domination sur le monde. Et cela au prix de l’exacerbation des tensions internationales, de guerres comme en Géorgie.
Nous ne sommes pas d’accord, nous ne serons pas complices ne serait-ce que par notre silence.
CONSTRUIRE UNE OPPOSITION À LA GUERRE
Sarkozy n’a rien à craindre du débat parlementaire. Hollande souhaite que le gouvernement « reconsidère sa stratégie ». « Le retrait non, la révision stratégique oui », selon Moscovici du PS qui revendique la décision par Jospin-Chirac de l’intervention française en 2001.
L’opposition à la guerre doit se faire entendre avec ses propres moyens, dans la rue. C’est pourquoi nous appelons avec une vingtaine d’organisations et d’associations dont Les Verts, le PCF, la LCR, le PCOF, la FSU, le Mouvement de la paix, Agir contre la guerre…, à faire du 20 septembre une journée de manifestation contre la guerre.
Samedi 20 septembre
Tous à 14 h 30
Place de la République, à Paris
18:57 Publié dans LE TRACT DE LA SEMAINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, guerre impérialiste, lcr, nouveau parti anticapitaliste
Non à la privatisation de La Poste !
SALARIÉS-USAGERS,
TOUS ENSEMBLE
POUR FAIRE RECULER LE GOUVERNEMENT !
Depuis des années, L’État et les gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’accélérer la privatisation rampante de La Poste. La recherche de la rentabilité à tout prix s’est traduite par la fermeture de milliers de bureaux de poste, la réduction des effectifs et l’allongement des queues devant les guichets, la précarisation croissante des personnels. Près de la moitié des salariés de La Poste n’a déjà plus le statut de fonctionnaire.
Le gouvernement veut maintenant frapper un grand coup : après l’ouverture à la concurrence, La Poste devrait désormais changer de statut. C’est le préalable à l’ouverture du capital et à une privatisation pure et simple.
La logique du privé est incompatible
avec l’intérêt du plus grand nombre
Privatiser La Poste, ce serait la livrer directement aux actionnaires, à leur appétit de profits, et aggraver cette situation.
La logique du profit est incompatible avec une mission de service public, qui consiste à rendre le même service quel que soit l’endroit où l’on habite ; et le faire quels que soient les revenus des habitants, en permettant à tout un chacun, non seulement de recevoir du courrier, mais également les minima sociaux, d’ouvrir un compte bancaire ou un compte d’épargne, ce que les banques refusent généralement de faire lorsque les revenus sont trop bas.
Ce sont ces missions, utiles à la population, qui seront sacrifiées au profit de contrats plus juteux avec les entreprises, en pressurant un peu plus au passage les salariés de La Poste.
Faisons converger les luttes des salariés
Une première journée de grève aura lieu le mardi 23 septembre. Toutes les organisations syndicales doivent y appeler dans l’unité, tous les partis de gauche devraient la soutenir et aider à sa réussite, pour donner sans attendre un avertissement au gouvernement, lui montrer que nous ne nous laisserons pas faire.
La réussite du 23 doit être avant tout un encouragement pour aller vers une action prolongée, qui pourrait même commencer à s’étendre à d’autres secteurs : une grève reconductible, voire explosive, imprévisible, c’est cela qui pourrait faire trembler le gouvernement !
Or dans bien des secteurs, à commencer par l’éducation, la santé, les transports, l’énergie, de nombreux salariés ressentent aujourd’hui le besoin de faire converger leurs luttes.
C’est une nécessité, et c’est possible, parce que dans tous les secteurs, on trouve les mêmes problèmes : dégradation du service rendu au public faute de moyens, sélection des activités les plus rentables, privatisation partielle ou totale.
Élargissons la mobilisation à l’ensemble de la population
Plusieurs organisations syndicales et politiques proposent aujourd’hui une campagne de débat public pour aller vers l’exigence d’un référendum. Cette exigence est légitime : ce n’est pas au gouvernement de décider mais à la population de le faire. C’est elle après tout qui est directement concernée.
En exigeant un référendum, c’est une grande campagne d’opinion publique que nous pouvons démarrer pour conforter les salariés dans leur résistance et dans leurs luttes.
L’exigence d’un référendum doit être l’occasion de nous mobiliser dans l’unité, salariés et usagers, pour mettre un coup d’arrêt à la privatisation, exiger des services publics de qualité, avec un personnel suffisant, correctement payé.
Ce sera une lutte prolongée, pour changer le rapport de force et faire respecter les intérêts des salariés et de toute la population alors que le monde de la finance et de la Bourse nous conduit chaque jour vers des crises toujours plus graves, au détriment de l’intérêt du plus grand nombre.
Le 8 septembre 2008
17:39 Publié dans LE TRACT DE LA SEMAINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la poste, privatisation, service public, lcr, nouveau parti
03.09.2008
Un an avec Sarkozy, ça suffit !
LES SALAIRES, C’EST LA PRIORITÉ DE LA RENTRÉE !
Un Français sur deux n’est pas parti en vacances, faute de moyens. Et les prix des produits de première nécessité sont en hausse de 6 à 7 %. Au niveau mondial, le prix du pétrole baisse, mais pas à la pompe ! Les grandes surfaces vendent 4 à 5 fois plus cher que ce qu’elles achètent aux grossistes. Cherchez l’erreur !
Où est-il le « Président du pouvoir d’achat » ? D’un côté, il renforce la guerre en Afghanistan, d’un autre côté, il continue à privilégier ses amis très fortunés, protégés depuis un an. Il ne faut pas croire Sarkozy quand il parle d’augmenter le revenu des plus pauvres en taxant les revenus financiers. C’est un mensonge de plus.
Un revenu pour cacher la misère ?
Ou des salaires dignes pour tous ?
Sarkozy prétend offrir un Revenu de solidarité (RSA) aux plus pauvres ou à ceux qui travaillent avec des salaires de misère, en dessous du seuil de pauvreté. Officiellement, d’après l’INSEE, près de 8 millions de personnes sont dans la pauvreté, qui touche de plus en plus les salariés eux-mêmes. Et ce ne sont pas les prétendues heures supplémentaires qui vont arranger les choses ! Les patrons font pression sur les salariés pour qu’ils travaillent le plus longtemps possible, surtout avec la destruction des 35 heures. Mais le salaire mensuel de base a chuté depuis un an de 0,5 %, voilà la vérité.
Le Revenu de solidarité, dont Sarkozy se vante, apportera quelques euros de plus à des salariés qui travaillent quelques heures par semaines, à temps très partiel. Pour eux, pour elles, c’est toujours mieux. Mais ceux qui sont au RMI n’auront rien de plus, ni les jeunes de moins de 25 ans qui en sont exclus. Et pour le monde du travail, c’est une aumône, un mépris, une légalisation de la pauvreté et de l’impossibilité d’en sortir.
Quant au financement du RSA, les vrais riches continueront à bénéficier du bouclier fiscal, qui les protège depuis l’été 2007. Et le RSA sera financé par la moitié des ménages à moyens revenus qui ont une assurance-vie ou une petite épargne. Et le Parti socialiste ose applaudir cette honte !
Crise financière = licenciements, chômage, austérité
Sarkozy voulait aller chercher « la croissance avec ses dents ». Mais il a échoué.
La crise capitaliste mondiale, résultat des spéculations, se propage à toute la planète. La politique de Sarkozy, donnant la part belle aux riches, encourageant la destruction du Code du travail, ne fait qu’accélérer la chute. Les licenciements s’annoncent dans l’automobile. Le chômage est reparti à la hausse.
Mais le pouvoir veut détruire encore 31 000 emplois publics dans le budget 2009, alors qu’il y a tellement de besoins non couverts dans l’Education, les hôpitaux, les crèches !
On ne va pas laisser Sarkozy gouverner
encore quatre ans !
Il est inadmissible qu’il y ait de l’argent pour les guerres, comme en Afghanistan, et pas pour les services publics. Il est inadmissible que le pouvoir protège les grandes fortunes tout en faisant payer sa politique par les moyens revenus. Il est inadmissible que les salaires soient bloqués et qu’on force les salariés à faire des heures en plus. Il est inadmissible que la loi et le Code du travail ne protègent plus contre des durées du travail longues (48 heures ou plus), au bon vouloir des patrons.
Il est temps de résister à un gouvernement de destruction sociale, de pouvoir personnel, d’alignement sur les politiques guerrières de Bush aux USA.
Il est temps de se rassembler dans l’unité, avec les syndicats, les partis de gauche, et de préparer une contre-offensive. Notamment un grand mouvement de grève pour obtenir 300 euros d’augmentation de salaire, le SMIC à 1 500 euros net, l’indexation des salaires sur les prix, le développement des services publics.
Un an avec Sarkozy, ça suffit !
Le 2 septembre 2008
21:57 Publié dans LE TRACT DE LA SEMAINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lcr nièvre, npa, salaires, smic, rmi
23.07.2008
La démocratie bafouée !
LA DÉMOCRATIE BAFOUÉE !
Loin des préoccupations quotidiennes de l’ensemble de la population, lundi 21 juillet, députés et sénateurs, réunis en congrès à Versailles, ont donc voté la révision constitutionnelle voulue par Sarkozy. Outre le fait qu’il aura fallu racler les fonds de tiroir pour réunir les trois cinquièmes nécessaires – à une voix près… – cette réforme n’introduit aucun progrès démocratique, aucun droit nouveau véritable pour les citoyens. Bien au contraire !
Pas de victoire de la démocratie
Une réforme démocratique radicale exigerait la convocation d’une assemblée constituante et la suppression de l’élection au suffrage universel du président de la République, clé de voûte du bonapartisme institutionnalisé. Elle exigerait aussi un mandat unique renouvelable une seule fois, un système proportionnel intégral par régions avec correction nationale prenant en compte les restes, le droit de vote pour tous les résidents étrangers, l’exercice garanti du droit à l’autodétermination pour les départements et territoires d’Outre-mer. Elle exigerait la suppression du Sénat et son remplacement par une assemblée issue des mouvements sociaux. Elle devrait radicaliser le droit du sol, en opposant à la notion généalogique d’identité celle d’une citoyenneté élargie à tous ceux et celles qui vivent et travaillent sur le territoire. Elle devrait supprimer la tutelle préfectorale sur les communes (héritée de l’Empire), promouvoir une expansion de la démocratie communale et remplacer le Conseil constitutionnel (nommé) par une commission parlementaire élue à la majorité des deux tiers. Elle devrait, surtout, favoriser la reconnaissance de droits de contrôle et d’autogestion sur les lieux de travail, réduire le temps légal de travail pour faciliter la rotation des mandats et la déprofessionalisation des pouvoirs, instituer la révocabilité des élus par leurs mandants et aligner leur indemnité sur le salaire des travailleurs.
Le 23 juillet 2008.
14:31 Publié dans LE TRACT DE LA SEMAINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : contre-réformes, ve république, congrès de versailles, sarkozy, le souverain de l'elysée, lcr nièvre, nouveau parti anticapitaliste 58
22.07.2008
Union pour la Méditerranée : un pacte criminel contre les peuples !
UN PACTE CRIMINEL CONTRE LES PEUPLES !
Il a y eu beaucoup d’agitation diplomatique en ce week-end du 14 juillet : les chefs d’État de 43 pays, représentant 750 millions d’habitants, se sont réunis au Grand Palais à Paris, sous l’égide de Sarkozy, pour lancer l’Union Pour la Méditerranée (UPM). Dans cette région du monde, où se produisent certains des conflits les plus sanglants et les plus vieux de la planète, comme le conflit israélo-palestinien, les gestes symboliques n’ont pas manqué pour montrer la volonté de chacun d’œuvrer pour la paix.
La paix, paravent du business et du libéralisme
La première, c’est d’établir une zone de libre-échange qui permette aux multinationales du nord de la Méditerranée de faire des affaires dans un contexte politique troublé. L’Union pour la Méditerranée prolonge en fait le processus de Barcelone de 1995, qui voulait faire une zone de libre-échange méditerranéenne en mettant en place des institutions utilisant les remèdes classiques du libéralisme : privatisations, coup de vis aux finances publiques.
La seconde est que les pays du sud de la Méditerranée contrôlent les flux de population d’émigrés et empêchent l’arrivée sur le territoire européen des populations africaines, notamment de l’Afrique noire, qui est par ailleurs totalement ignorée par l’UPM.
Quelques heures avant que Sarkozy ne prononce son discours au Parlement européen, les médias avaient annoncé que quatorze réfugiés, dont neuf enfants, étaient morts dans des conditions atroces, en tentant de rejoindre l’Espagne par la mer. Les mêmes, qui ne cessent de célébrer la libre circulation des capitaux, n’étendent pas la liberté de circulation à celles des êtres humains : pour la seule année 2007, un millier de personnes se sont noyées en tentant de rejoindre les côtes espagnoles !
13.07.2008
Hypocrisie contre les peuples et les travailleurs
HYPOCRISIE, SUFFISANCE, ARROGANCE
CONTRE LES PEUPLES ET LES TRAVAILLEURS
On ne peut que se réjouir qu'Ingrid Betancourt et une quinzaine d'autres otages soient enfin libres, partager la joie de ses enfants, de sa famille, de ses proches. Ceci dit, les souffrances qu’a pu endurer Ingrid Betancourt, la condamnation de la prise d’otage ne sauraient occulter la campagne d’intoxication engagée par Sarkozy avec la complicité active des médias et à laquelle se livre complaisamment Ingrid Betancourt. Cette dernière mène un combat politique avec ses amis, les Villepin, Sarkozy et autres. Dans ce combat, elle invoque dans un méli-mélo sentimental la « douce France », Dieu, Sarkozy et l’armée colombienne, mais elle oublie de parler des souffrances d’un peuple, le peuple colombien pris en otage par un régime dictatorial allié des Etats-Unis. Pas un mot des peuples victimes de la dictature des classes privilégiées sur le monde. Pas un mot de l’immense majorité de cette France qui se lève tôt et ne fait pas partie des privilégiés. Elle vante l’union nationale pour nous faire croire que nous sommes tous solidaires.
Uribe, le dictateur sanglant
Toute la presse fait aujourd’hui l’éloge du président et de l’armée colombienne qui ont réussi la libération des otages. La mise en scène de cette libération masque probablement des manœuvres peu glorieuses, infiltration des Farc à la dérive et corruption de leurs chefs pris au piège de leur propre politique coupée du peuple. Cette armée colombienne est une armée de guerre civile. Uribe est le président de forces paramilitaires spécialistes de l’assassinat politique, faisant régner la terreur contre les opposants au régime en particuliers les militants syndicalistes. Ils ont à leur actif l’assassinat de 2 500 syndicalistes, de plus de 5 000 militants de l’Union patriotique, force d’opposition, la disparition de 15 000 opposants. Ils défendent les intérêts des grands propriétaires qui ont la main mise sur le pays et ses richesses. La dérive des Farc luttant pour leur propre survie offre à ces forces réactionnaires une victoire inespérée. Mais c’est bien ce régime que légitiment Ingrid Betancourt et ses amis politiques de droite.
Pour Sarkozy, en chute libre dans les sondages, l’occasion était trop belle de tenter de se donner une image humaine, l’occasion aussi de jouer l’ouverture, l’union nationale. Tous derrière Ingrid Betancourt et…, le pouvoir. Et chacun de tenter de vouloir nous faire oublier qu’en France aussi il y a des riches et des pauvres, des très pauvres, des sans-droit et des sans-papiers.
Grisés par ce qu’ils croient être leur victoire, les Fillon, Sarkozy et autres Devedjian exultent. A les en croire, l’opinion serait avec eux, toute contestation défaite, la nécessité des réformes acceptée par tous. Samedi au congrès national de l'UMP, Sarkozy a cru bon de s’exclamer, ironique et méprisant, « désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit ». Voilà qui donne la mesure du « dialogue social » tel que le gouvernement le conçoit…
L’action collective
Cela dit, Sarkozy et ses amis ne perdent rien pour attendre. Ils sont eux-mêmes dupes de leur propre propagande mais dans le monde du travail, chacun fait ses comptes. Les hausses des prix s’accentuent, les salaires stagnent, l’Etat continue ses largesses au patronat et aux riches alors que l’économie mondiale est menacée d’une récession globalisée.
Oui, leur système est pourri, mais c’est par notre action collective que nous pourrons faire valoir nos droits aujourd’hui, pour, demain, changer ce monde.
17:59 Publié dans LE TRACT DE LA SEMAINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouveau parti anticapitaliste nièvre, lcr nièvre
03.07.2008
Remboursement à 100 % de tous les soins, c'est possible !
C’EST POSSIBLE !
Ceux qui sont capables d’envisager une mesure aussi scandaleuse sont capables du pire. D’autant qu’elle ne faisait que s’ajouter aux précédentes.
Depuis 2004, un forfait d’un euro sur chaque consultation ou acte médical reste à la charge des assurés sociaux. Depuis le 1er janvier 2008, avec les franchises, ils doivent payer de leur poche 50 centimes par boîte de médicaments et deux euros par transport sanitaire. Chaque catégorie de dépenses est en principe plafonnée à 50 euros (50 euros pour les médicaments plus 50 euros pour les transports, cela fait 100 euros...)
Tous ces déremboursements ont été imposés au nom de la lutte contre le « déficit de la Sécurité sociale » que Roseline Bachelot a même qualifié d’ « immoral » !
Et Xavier Bertrand a souligné que la lutte contre le déficit de la Sécu restait un enjeu prioritaire, « parce qu'il n'est pas question de laisser rembourser les dettes par nos enfants ». Et le ministre d'assurer qu'il fallait « maintenant un nouveau plan, avec des nouvelles mesures. Eric Woerth et Roselyne Bachelot le font avec beaucoup de ténacité et courage ». On peut craindre le pire.
La plus grande vigilance s’impose d’autant que, comme tous les sales coups, la question pourrait être tranchée pendant l’été !
La commission des comptes de la Sécu a annoncé que le déficit total devrait atteindre 9,5 milliards d'euros, dont 4,6 milliards pour la branche maladie.
Evidemment, comparés à nos salaires, ces chiffres font peur. Ils sont là pour ça !
Mais comparons-les à d’autres chiffres : 27,9 milliards d’exonérations de cotisations, ce sont précisément ces cotisations qui doivent alimenter la Sécurité sociale. L’essentiel est représenté par les exonérations patronales liées aux 35 heures. Et aujourd’hui les patrons, soutenus par le gouvernement, veulent se débarrasser des 35 heures, mais sûrement pas renoncer aux milliards empochés !!! Il faut y ajouter plus de 12 milliards de dettes patronales et de l’Etat .
Ce qui est « immoral », c’est la machine à détruire la protection sociale construite pas à pas par les gouvernements successifs.
Acte 1 : multiplier les exonérations qui ne sont que des cadeaux aux patrons sans aucun effet sur l’emploi et ainsi fabriquer un déficit.
Acte 2 : profiter de ce déficit pour réduire les remboursements.
Acte 3 : faire la part belle aux assurances privées pour ceux qui pourront se les payer afin de compenser les déremboursements.
Une riposte unitaire doit s’organiser au plus vite pour mettre échec les projets inhumains de ce gouvernement au service des possédants.
Le droit à la santé n’est pas négociable. Il faut une véritable insurrection pour stopper la dégradation, supprimer les exonérations de cotisations sociales accordées aux patrons et assurer le remboursement à 100 % de tous les soins.
La victoire des personnels et de la population de Carhaix contre la mise à mort de leur hôpital le montre : la mobilisation unitaire, déterminée, peut mettre en échec la politique de Sarkozy !
19:22 Publié dans LE TRACT DE LA SEMAINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lcr, nouveau parti anticapitaliste nièvre
17.06.2008
Pas de retour au passé...
RÉUSSIR LE 17 JUIN
Depuis des mois, le mécontentement social face à la politique du gouvernement se fait entendre. Les mobilisations et les grèves se multiplient dans de nombreux secteurs du privé comme du public. Mais les directions des organisations syndicales développent la stratégie de la défaite : éparpillement des journées de grève nationales, absence de perspective unifiante permettant d’avancer vers un mouvement d’ensemble, et pire, signatures d’accords ou de positionnement commun avec ce gouvernement, pourtant à l’offensive !
L’Europe choisit le retour au XIXe siècle !
Il y a urgence à construire une riposte unitaire !
Allongement de la durée de cotisation à 41 annuités, fin des 35 heures, flicage et travail forcé pour les chômeurs, mise à mal du service public d’éducation, privatisation de la santé… Sarkozy et son gouvernement poursuivent inlassablement leur projet : en finir avec l’ensemble de nos acquis et droits sociaux que nos « anciens » ont arraché par leurs luttes, pour imposer un nouveau modèle social au service des plus riches.
00:43 Publié dans LE TRACT DE LA SEMAINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouveau parti anticapitaliste, lcr nièvre
05.06.2008
Spéculation, racket, mensonges,...
SPÉCULATION, RACKET, MENSONGE,
CONTRE LES PATRONS ET LE GOUVERNEMENT VOYOUS
TOUS ENSEMBLE !
Le mécontentement et la grogne montent de partout. La hausse scandaleuse des carburants focalise la révolte, attise la colère. Le mouvement initié par les marins-pêcheurs et les agriculteurs rencontre la sympathie. Il s'étend en Europe, ici aussi aux routiers, aux taxis... La lutte contre la hausse des prix du carburant, contre la vie chère concerne toute la population. C'est la lutte pour le pouvoir d'achat, contre la dégradation de nos conditions de vie. Ces hausses sont scandaleuses, sans d’autres raisons que la course au profit et aux spéculations qui entraîne l'économie mondiale dans une catastrophe. Le gouvernement laisse faire. Impuissant, il réserve ses mauvais coups aux travailleurs.
Racket
les coups aux travailleurs
De cela, Sarkozy est bien incapable, lui le serviteur des riches. Il préfère manier la démagogie et le mensonge contre les travailleurs. Alors qu’il y a peu, Sarkozy et Bertrand ne cessaient de répéter qu’il n’était pas question de remettre en cause la durée légale du temps de travail, les mêmes viennent de décider de faire voter, dans le cadre de la loi sur la représentativité des organisations syndicales, la possibilité de négocier, par entreprise, cette durée légale. Double mensonge : d’abord, c’est bien la fin des 35 heures, ensuite cette liquidation est décidée par une loi dont le contenu a fait l’objet d’une négociation avec les syndicats et parmi eux la CGT et la CFDT qui furent assez dupes et aveugles pour donner leur signature. Cette signature obtenue, Bertrand introduit la liquidation des 35 heures. Mensonges et provocation !
Et, au même moment, on apprend que les salaires des PDG du CAC 40 ont connu, en moyenne, une hausse de 57,8 %.Voilà ce qu’est le dialogue social, pire qu’une fumisterie, une politique contre les travailleurs et leurs organisations. Bertrand fait semblant de négocier pour ensuite décider ce qu’il veut et mettre les syndicats à genou. Il voudrait ainsi les déconsidérer pour empêcher une mobilisation contre la politique cynique, injuste, inacceptable du gouvernement.
Et, malgré cela, les directions syndicales tergiversent au lieu d'organiser la mobilisation de tous les salariés dans un mouvement d'ensemble. Le 10 juin, ce seront les fonctionnaires, les enseignants et les cheminots, le 17 sur le temps de travail et les retraites…
Il est nécesssaire, indispensable de faire que, le 17, convergent les mobilisations de chaque secteur dans une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle afin d'aller vers une grève générale pour faire reculer gouvernement et patronat.
00:58 Publié dans LE TRACT DE LA SEMAINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : contre le gouvernement, patrons voyous, lcr nièvre, nouveau parti anticapitaliste
29.05.2008
Vie chère, retraites et salaires en baisse...
RETRAITES ET SALAIRES EN BAISSE :
CELA NE PEUT PLUS DURER !
Le lien est tout tracé avec les mobilisations du 22 mai dernier contre la dégradation des retraites ou les grèves pour les salaires. De même, lycéens et professeurs dénoncent dans la rue des atteintes à l’emploi et à la qualité du service public.
Le malaise social est donc général.
Face à cela, le gouvernement Sarkozy-Fillon n’est pas si sourd qu’on pourrait le croire. Il entend parfaitement les exigences populaires mais, ayant perdu toute crédibilité pour faire illusion, il choisit l’affrontement, des provocations supplémentaires (droit de grève menacé) ou des surenchères antisociales permanentes. Après le fiasco des heures supplémentaires et du « travailler plus », l’hyper-président invente maintenant une nouvelle supercherie : des primes d’intéressement aux bénéfices. Mais des salaires, il n’en parle jamais !
Le monde de la finance, qui perd des sommes astronomiques dans les scandales immobiliers (crise des « subprime »), se rabat comme un vautour sur la spéculation sur les matières premières, les céréales, le lait, les besoins vitaux des peuples. La hausse des prix est donc mondiale.
Mais les salaires sont loin de suivre une inflation qui court vers les 4 ou 5 % en Europe.
les retraites en chute libre
Pour les retraites, le gouvernement Sarkozy-Fillon fait semblant de consulter les syndicats, mais tout est décidé d’avance. Avant 1993, il fallait cotiser 37,5 années pour avoir droit à une retraite à taux plein. Aujourd’hui, c’est 40 ans et demain 41 ans. Le patronat veut un départ à 63 ans. Le gouvernement exige que les salariés âgés (seniors) travaillent le plus longtemps possible, alors que le travail est devenu dégradant pour la santé. Les réformes de Balladur (1993), Fillon (2003 et 2008), font chuter les pensions de moins 30 % par les mesures successives. Ils veulent nous obliger à contracter des plans d’épargne privés. Les retraités vont redevenir des pauvres. Ceux qui ont du fric rejoindront les rentiers.
Un grand mouvement de grève interprofessionnelle est nécessaire !
Beaucoup de grèves sont décidées, mais pas le même jour. Il y a eu le 15 mai dans la fonction publique. Il y a eu le 22 mai pour les retraites. Des centaines de milliers de salariés ont répondu. Mais cela ne suffit pas.
Il faut préparer une grève généralisée par un appel syndical unitaire. En 1968, tout le pays s’est arrêté et des acquis sociaux ont été gagnés. Aujourd’hui, face à Sarkozy, qui veut tout liquider, il y a besoin de riposter tous ensemble en mettant toutes les revendications en avant : hausse générale des salaires (300 euros), le SMIC à 1 500 euros, blocage des prix, reconquête de la sécurité sociale, annulation de tous les reculs subis sur les retraites et la santé, défense des services publics.
Le 25 mai 2008
19:22 Publié dans LE TRACT DE LA SEMAINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie chère, salaires, retraites, lcr nièvre, nouveau parti anticapitaliste







